Communauté Indienne, en Amazonie péruvienne. (Photo: J.C. Gerez)
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Communauté Indienne, en Amazonie péruvienne. (Photo: J.C. Gerez)

Le cardinal Baldisseri présente le synode sur l'Amazonie

08.02.2018 par I.MEDIA

Le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode des évêques, a dévoilé dans L’Osservatore Romano du 9 février 2018 le calendrier et l’organisation du synode spécial d’octobre 2019 sur l’Amazonie. Le prélat a détaillé les enjeux pastoraux, environnementaux et culturels de cette réunion d’évêques.

La première réunion préparatoire s’est tenue à Puerto Maldonado au Pérou, lors du voyage du pape François en janvier dernier, a rappelé le prélat. La réflexion s’est notamment appuyée sur le document d’Aparecida élaboré par les évêques sud-américains en 2007 – sous la houlette de celui qui était alors le cardinal Jorge Mario Bergoglio. Devenu pape, il souhaite désormais aborder la question de l’évangélisation de ce territoire. Cela suppose “une conversion pastorale“, explique le cardinal Baldisseri, et en particulier “l’urgence de donner plus de place au diaconat permanent“.

Lors de son voyage au Pérou, le pontife en avait parlé aux évêques, leur demandant d’être audacieux. La question des viri probati – ordination d’hommes mariés, et qui ont fait leurs preuves – a parfois aussi été évoquée par la presse comme un enjeu potentiel de ce synode. Pour Mgr Baldisseri, il s’agit plus généralement  d’aspects spécifiques du ministère ecclésial qui répondent à la nécessité de la région amazonienne. C’est-à-dire d’assurer la présence d’un guide spirituel pour des communautés éparses dans des villages perdus, “avec la ministérialité adaptée à la circonstance“. Et de dispenser les sacrements à ces populations.

Parmi les autres enjeux, selon le secrétaire général du synode, figure le regard particulier sur les peuples indigènes. Ceux qui sont recensés sont au nombre de 390, pour 35 millions d’habitants. Cela représente 49 familles linguistiques.

Un tiers des pluies de la terre en Amazonie

Un deuxième aspect est le respect de l’environnement. L’Amazonie représente 43% du territoire de l’Amérique du sud, a rappelé le prélat. Elle concentre un tiers des pluies qui alimentent la terre, 20% de l’eau douce et de l’oxygène de la planète, ainsi que, respectivement, 30 et 50% de la faune et de la flore mondiale.

Selon le cardinal Baldisseri, la nouveauté est également que la préparation de ce synode se déroulera depuis Rome, sous la responsabilité du secrétariat général, avec son conseil et en collaboration étroite avec le Réseau ecclésial panamazonien (Repam). S’agissant d’une assemblée spéciale, les pères synodaux seront des représentants de territoires amazoniens : Brésil, Bolivie, Pérou, Equateur, Colombie, Venezuela, Antilles (Surinam, Guyane et Guyane française).

La prochaine réunion aura lieu en avril. Le conseil du secrétariat général, présidé par le pape, devra alors approuver le document préparatoire. Celui-ci sera envoyé en juin à toutes les conférences épiscopales. (cath.ch/imedia/mp)


Les communautés indigènes d'Amazonie devraient être au centre du Synode de 2019 | © Jacques Berset

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