Le jeûne en carême a une dimension spirituelle | © Kamil Szumotalski on Unsplash
Vatican

Carême : Léon XIV invite à un jeûne des mots «qui blessent»

Pendant le carême, ce temps liturgique de 40 jours qui commencera le 18 février 2026 en préparation à Pâques, Léon XIV invite les catholiques à jeûner de nourriture mais aussi « par la langue », en évitant les mots « qui blessent ».

Dans un message publié par le Saint-Siège le 13 février, le pape exhorte à pratiquer « l’écoute » de Dieu et des plus démunis. Pendant ce temps liturgique qui invite « à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie », et à ne plus se disperser « entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes », il encourage les fidèles à « prêter l’oreille à la voix du Seigneur ». Il recommande l’écoute de la Parole de Dieu dans la Bible mais aussi de la voix « de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse ».

Le pontife incite aussi à pratiquer le jeûne, un élément « irremplaçable » de la pratique religieuse selon lui. Le jeûne, la prière et l’aumône constituent les trois exercices traditionnels du carême. L’abstinence de nourriture sert « à discerner et à ordonner les ›appétits’, à maintenir vigilantes la faim et la soif de justice » et à « discipliner le désir » pour l’orienter vers le bien, argumente le pape. À condition cependant qu’il soit vécu « dans la foi et l’humilité », glisse-t-il.

À ce propos, Léon XIV recommande aux catholiques « un jeûne qui passe aussi par la langue ». À l’instar de son prédécesseur François qui a souvent dénoncé les « médisances », le pontife américano-péruvien prône « une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain ».

Au fil du texte, le pape enjoint à « désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies ». Dans tous les milieux – famille, amis, travail, réseaux sociaux, politique, Église –, il exhorte à « mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse ».

Léon XIV insiste aussi sur « la dimension communautaire » du carême, invitant les paroisses et les groupes ecclésiaux à vivre ce temps de conversion « ensemble ». Il souhaite que les communautés chrétiennes deviennent « des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli », afin d’édifier « la civilisation de l’amour. » (cath.ch/imedia/ak/mp)

Le jeûne en carême a une dimension spirituelle | © Kamil Szumotalski on Unsplash
13 février 2026 | 13:14
par I.MEDIA
Temps de lecture : env. 2  min.
aumône (5), Carême (174), Jeûne (40), médisance (4), pénitence (16)
Partagez!