Carouge: «Choisir» septembre1997

Apprivoiser la diversité

Carouge, 31 août 1997 (APIC) La revue catholique mensuelle romande «Choisir», aborde, dans son numéro de septembre, la question de l’initiative «Jeunesse sans drogue» sur laquelle se prononcera le 28 septembre le peuple suisse. Elle lance un plaidoyer de tolérance en rappelant que la vérité ne se trouve pas dans l’exclusion de la diversité mais dans son intégration. Son message essentiel est celui d’une réconciliation toujours possible qui déjoue le mirage d’un monde parfait.

«La tentation de construire un univers simplifié et unifié resurgit inlassablement sous les innombrables formes d’une politique du tout ou rien», écrit Pierre Emonet dans ce dernier numéro de «Choisir». Jamais un projet globalisant ne résoudra des problèmes humains, comme le démontre Lucienne Bittar dans son analyse sur l’initiative fédérale concernant notre regard sur la manière de «sauver» les drogués ou de leur «venir en aide».

C’est dans la même perspective que Pierre Genton, membre de la délégation suisse à Graz, commente les documents finaux du récent rassemblement œcuménique de Graz en dessinant des pistes d’avenir pour la Suisse.

D’acceptation de la différence, il en est encore question dans l’article de Geneviève Cornet à propos de l’éclatement du paysage religieux. Avec l’historien Jean-François Mayer, elle explore cette constatation: la fin de notre siècle s’accompagne de «l’arrivée d’un homme religieux mais païen alors que l’on attendait un homme athée et sécularisé; la foi s’écrit au pluriel et se décline sur plusieurs modes», aussi bien au sein du christianisme que hors de lui.

«Choisir» ne pouvait pas ne pas aborder, dans cette édition de septembre, Thérèse de Lisieux, très prochaine «Docteur de l’Eglise», comme annoncé par le pape aux 12e Journées mondiales de la Jeunesse à Paris. La revue écoute le témoignage des carmélites de Mazille qui nous font découvrir la force de cette toute jeune femme, nommée Thérèse, particulièrement vaillante et déterminée, qui fit «l’expérience que son impuissance était le lieu même où la puissance de Dieu pouvait se déployer». Au delà de son image pieuse et un peu désuète, l’expérience très contemporaine de sa plongée dans la nuit de l’incroyance, acceptée dans la solidarité et comme une occasion d’aimer, nous la rend proche et infiniment touchante. (apic/com/ba)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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