Carouge: La revue «Choisir» se penche sur l’initiative «Economiser dans l’armée»
Une initiative: le prix de la paix
Fribourg, 6 novembre (APIC) La revue «Choisir» se penche dans son dernier numéro sur l’initiative «Economiser dans l’armée». Pierre Emonet consacre son éditorial à l’Eglise en crise. Un nouveau visage du christianisme est apparu, à l’image du «phénomène JMJ» qu’évoque Albert Lonchamps. Enfin Valérie Bory se penche sur l’analyse de Maroun Tarabay, sociologue.
La revue «Choisir» se penche dans son dernier numéro sur l’initiative «Economiser dans l’armée», dont le but est une redéfinition des priorités en matière de paix et de sécurité. Michel Egger, collaborateur de Pain pour le prochain, explique pourquoi la Communauté de travail recommande le «oui». Il démontre les liens entre paix et développement et l’urgente nécessité de mettre en pratique les engagements internationaux allant dans ce sens, comme l’Agenda pour la paix ou la Convention de Rio. Des défis qui exigent une plus grande participation de la société civile et des ONG en particulier. Et donc des moyens financiers en conséquence.
L’Eglise est en crise mais ce ne sont pas les raidissements de l’autorité qui parviendront à la freiner pas plus que les transgressions des audacieux. Cette crise n’annoncerait-elle pas le nouveau visage du christianisme ? Un christianisme ne s’embarrassant pas de clivages confessionnels, ni de querelles théologiques, précise dans son éditorial Pierre Emonet.
L’article d’Albert Longchamp sur le phénomène des JMJ conforte cette assertion. Cette génération cherche moins la certitude des vérités dogmatiques que l’adéquation entre sa nostalgie du divin et les requêtes de l’humain. Reste que, poussés par un désir d’autonomie, ces jeunes sont peu engagés dans la vie de l’Eglise qui doit prendre en compte cette nouvelle réalité.
Valérie Bory se consacre à l’analyse de Maroun Tarabay, sociologue et ancien aumônier maronite au «Soleil Levant», une institution où sont accueillis toxicomanes et malades du sida. Il s’est aperçu que l’attitude des pensionnaires face à la maladie et à la mort varie selon l’origine sociale. Le Soleil Levant a tenté de redonner un sens à la mort de ses pensionnaires (pour la plupart croyants mais sans religion) et a inventé pour cela un rituel original, ni laïc, ni entièrement chrétien. (apic/com/vb/mjp)



