Suisse: L’OSEO dénonce cinq des neuf candidats à l’organisation du Mondial
Carton rouge aux pays qui exploitent les travailleurs
Berne, 24 novembre 2010 (Apic) L’œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO) donne un carton rouge à cinq des neuf candidats à l’organisation du Mondial 2018 et 2022. La situation en matière de droits humains et du travail y est préoccupante, voire désastreuse, affirme-t-elle.
L’OSEO lance sa campagne à l’occasion de la désignation des pays organisateurs de la Coupe du monde de football en 2018 et en 2022 par le comité exécutif de la FIFA, le 2 décembre prochain. «Parmi les candidats figurent plusieurs pays où la situation en matière de droits humains et du travail est préoccupante, voire désastreuse», lance l’organisation de défense des travailleurs, qui pointe du doigt cinq pays: la Russie, la Corée du Sud, les Etats-Unis, le Japon et le Qatar. Ces nations «violent les règles élémentaires en matière de droits humains et du travail». Elles méritent «un carton rouge», alors que l’Australie s’en sort avec un «carton jaune», estime l’OSEO.
De ce fait, l’organisation d’entraide ouvrière pousse la FIFA à retenir en priorité les candidatures de Belgique/Pays-Bas, Angleterre et Espagne/Portugal, et éventuellement celle de l’Australie.
«La FIFA a, jusqu’à présent, négligé les aspects relatifs aux droits humains et du travail lors de l’organisation de Coupes du monde de football – comme le démontre notamment le bilan du dernier Mondial sud-africain», affirme l’OSEO, qui exige des membres du comité exécutif de la FIFA qu’ils «tiennent compte de ces aspects lors du choix des pays qui organiseront le Mondial en 2018 et en 2022».
«A supposer que la FIFA fasse fi de nos recommandations et décide d’organiser le Mondial dans un pays à problèmes, elle devra absolument veiller au respect des droits humains et du travail», déclare Christian Engeli, porte-parole de l’OSEO.
Dans son analyse, l’OSEO a examiné le respect ou non des huit conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT). Elle a également consulté les rapports d’Amnesty International et de la Confédération syndicale internationale (CSI) sur la situation en matière de droits humains et du travail dans les pays concernés. Le résultat de ces analyses est à découvrir sur le site www.oseo.ch/stopexploitation_fifa (apic/com/bb)



