Mieux connaître les changements globaux de l’atmosphère
Castel Gandolfo: l’observatoire du Vatican scrute une éclipse d’étoile par Pluton
Rome, 10 juillet 1998 (APIC) Les télescopes du Vatican étaient en «situation idéale» pour observer l’éclipse d’une étoile par Pluton, phénomène, visible seulement du sud de l’Europe et d’Afrique du Nord, à minuit et 20 minutes dans la nuit du 9 au 10 juillet . Le Frère jésuite Guy Consolmagno, astronome, à l’Observatoire du Vatican de Castel Gandolfo a participé à l’observation qui devrait permettre de mieux comprendre les changements globaux de l’atmosphère terrestre.
L’astronome américain Rick Hill, de l’Université de l’Arizona, était venu à Castel Gandolfo à cette occasion, armé d’une caméra «photométrique» de haute-rapidité conçue spécialement pour enregistrer de type d’éclipses. Ces éclipses ont lieu, lorsqu’une planète passe devant une étoile et occulte ainsi, pour les observateurs depuis la Terre, la lumière émise par l’étoile, explique un communiqué de l’Observatoire du Vatican,
Les astronomes tentent alors de déterminer la durée de l’événement depuis différents observatoires, de façon à déterminer ensuite «l’ombre» de Pluton renvoyée par l’étoile. Ils peuvent ainsi localiser Pluton et l’étoile et calculer leur taille et leur forme.
Pluton est la seule planète du système solaire qui n’a jamais reçu la visite d’une sonde spatiale, et les éclipses demeurent la seule façon d’obtenir des informations de haute précision sur cette planète. Le communiqué précise que l’observation du scintillement de l’étoile, au début et à la fin de l’événement, lorsqu’il traverse l’atmosphère de Pluton peut livrer des informations détaillées sur la structure de l’atmosphère, y compris la présence de gaz inhabituels ou de nuages.
L’orbite excentrique de Pluton l’entraîne de plus en plus loin du soleil, ajoutent les observateurs. L’observation de changements dans son atmosphère depuis la dernière éclipse bien observée, il y a dix ans, pourrait donner aux astronomes des indications sur la façon dont les atmosphères réagissent à une réduction de la lumière et de la chaleur solaires. De telles observations aident à confirmer des théories qui peuvent se révéler utiles pour comprendre les changements globaux de notre propre atmosphère terrestre.
«Participer à l’aventure pour connaître l’oeuvre du Créateur c’est, une manifestation de l’esprit de notre fondateur, saint Ignace de Loyola qui est de chercher et trouver Dieu en toutes choses», explique le frère Consolmagno. (apic/imed/mp)




