obligés de fuir leurs maisons et leurs villages

Castelgandolfo: le pape évoque les réfugiés libanais (010893)

Eloge papal au roi Baudoin: «Un roi exemplaire et un fervent chrétien»

Castelgandolfo, 1eraoût(APIC) Lors de l’»angelus» de midi, prié dimanche

depuis sa résidence d’été à Castelgandolfo, Jean Paul II a fait allusion au

drame des réfugiés libanais obligés de quitter leurs villages attaqués par

l’armée israélienne. Il a aussi évoqué la mémoire du roi Baudoin qui vient

de mourir subitement en Andalousie, qualifiant le souverain belge de «roi

exemplaire et de fervent chrétien».

Le pape a d’abord invité l’assistance à prier pour «les centaines de

milliers de frères du Liban, surtout de la région méridionale. Ces réfugiés

sont obligés, depuis de nombreux jours, à abandonner leurs maisons et leurs

villages à cause d’une guerre terrible. Je me sens proche d’eux, comme de

tous ceux qui, encore une fois, pleurent leurs chers, les victimes d’événements douloureux qu’on espérait ne plus revoir. Je ne peux pas m’empêcher

de m’adresser aussi aux hommes qui sont les responsables directs de tant de

douleur renouvelée et à tous ceux qui auraient pu éviter cette nouvelle

chaîne de haine et de souffrance».

«Faites taire les armes»

«Je le répète avec force», a poursuivi le pape: «Faites taire les armes». Cherchez et cultivez dans vos coeurs les sentimenst de justice et de

dialogue. Evitez les provocations et les réactions qui dans leur terrible

logique de violence pourrait faire naître des obstacles nouveaux et immenses à ce processus de paix déjà tellement difficile. Un processus qui demeure le seul véritable espoir de toute la région».

Le roi Baudoin de Belgique

Le pape a aussi évoqué la figure du roi Baudoin de Belgique qui vient de

mourir en Espagne. Il a assuré la reine Fabiola, les membres de la famille

royale et aussi le gouvernenement belge de sa profonde sympathie et les a

tous assurés de sa solidarité chrétienne et de sa prière en ces moments

douloureux.

Auparavant le pape avait fait un brève homélie dédiée à la vie. «Sa

source transcendante est perçue seulement par la foi qui est le mystère de

l’amour de la Trinité. Le monde porte jusqu’à sa fibre intime le signe de

l’amour trinitaire. Ce signe est porté tout spécialement par l’homme créé à

l’image et à la ressemblance de Dieu et sauvé dans le sang du Christ».

La violence dévastatrice

Malheureusement le monde dans lequel nous vivons est marqué par l’action

corrosive et dévastatrice de la violence, du mal et du péché dont les conséquences sont la souffrance et la mort. Peut-on oublier une telle réalité?

Elle nous encercle et se trouve en nous. Nous la reconnaissons dans la haine qui ensanglante des villes et des nations, dans les tensions qui divisent les peuples et dans les injustices qui humilient les pauvres. Ce n’est

pas seulement en dehors de l’homme, mais dans son coeur même que la vie

s’obscursit. Et de la doulerur monte le cri plein d’angoisse et d’espoir de

l’apôtre Paul: «Qui me libèrera de ce corps voué à la mort?». La réponse de

la foi est ferme et consolatrice: «Il y a un libérateur, c’est le Christ,

le Rédempteur de l’homme», a conclu le pape. (apic/sv/ba)

1 août 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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