Les évêques appellent le président Bozizé au dialogue pour la paix
Centrafrique: Fin d’une session de la Conférence épiscopale nationale
Bangui, 14 janvier 2007 (Apic) Les évêques de Centrafrique ont lancé un appel au président François Bozizé, pour l’ouverture d’un «dialogue non exclusif» dans le pays. Ils ont clôturé vendredi une session ordinaire de la Conférence épiscopale Centrafricaine (CECA) dont les travaux se sont déroulés à Bangui du 4 au 11 janvier, a rapporté l’Agence de presse africaine (APA).
La Centrafrique est l’un des plus instable en Afrique. Elle est confrontée, depuis plusieurs mois, a une rébellion armée dans le nord. Cette situation s’ajoute à une vie politique déjà tendue entre le pouvoir et l’opposition. Conséquence, le pays vit dans une atmosphère de crispation et de violence, inquiétant, de ce fait les religieux.
C’est dans ces conditions que les évêques ont adressé samedi une lettre au chef de l’Etat. Ils lui demandent d’ouvrir des discussions «pour un avenir pacifique». «Il faut favoriser et maintenir ce dialogue entre tous les Centrafricains», ont-ils souligné. Selon APA, ils ont exhorté les autorités à «dépasser les malentendus et les divergences morales (…) afin de donner une chance à notre peuple de s’en sortir et sauver la société centrafricaine du pire».
«Il dépend de nous de rejeter le tribalisme, les pratiques d’indiscipline en recrudescence, la délation érigée en moyen de survie, l’autoritarisme politique responsable de la stagnation économique et la ruine intellectuelle», ont ils fait observer. «En Centrafrique, ont-ils poursuivi, l’Eglise est partie prenante du devenir de notre société». Aussi ont-ils proposé au président Bozizé d’»opérer les changements nécessaires» au devenir de chaque citoyen centrafricain, afin de permettre à tout le monde de vivre dans le respect de sa dignité, de son intégrité et de son travail. (apic/ibc/bb)



