Un pays pris en otage par des hommes armés

Centrafrique: L’Eglise catholique inquiète de la situation socio-économique du pays

Bangui, 13 janvier 2002 (APIC) Les représentants de Eglise catholique de Centrafrique se sont réunis samedi à Bangui, la capitale, pour se pencher sur la situation politique, économique et sociale déplorable du pays. Depuis 1996, ce pays riche de l’Afrique centrale est secouée régulièrement par des convulsions politico-économiques.

Dans le communiqué concluant leur rencontre plénière, les évêques ont souligné les graves. «Chaque jour qui passe, nous rapproche lentement mais sûrement d’une implosion certaine si rien n’est fait», ont-ils indiqué, relevant l’accumulation de tant de haine, de souffrances et de frustrations qui ne peuvent que mener à la violence aveugle».

Citée par le correspondant de l’AFP, la hiérarchie catholique centrafricaine s’est aussi émue des conséquences de la pauvreté dans leur pays. Elle a rappelé, à cet égard, le non-paiement des salaires aux fonctionnaires. Une situation qui a «fini par gangrener toutes les catégories sociales».

«Privés de la juste rétribution de leur travail, ceux qui oeuvrent dans les services publics en sont réduits aujourd’hui à monnayer leurs prestations», relèvent-ils, citant par exemple la multiplication des barrages des forces de l’ordre pour racketter systématiquement les populations.

S’agissant de la situation à l’intérieur du pays, les évêques ont dressé un constat tout aussi amer: «Aux quatre coins du pays, la population s’enfonce inévitablement dans une misère sans précédent». Ils ont expliqué cette situation par la mauvaise vente des productions agricoles, tels que le café, le coton, le tabac. (apic/ibc/bb)

13 janvier 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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