Centrafrique: «paix armée

L’inquiétude de l’archevêque de Bangui

Bangui, 19 juin 1998 (APIC) La sécurité ne règne toujours pas en Centrafrique, plus de trois mois après la réconciliation et à la veille des élections législatives. La République Centrafricaine, qui a solennellement célébré la Réconciliation nationale le 5 mars dernier, se trouve depuis dans une situation de calme apparent, de stagnation économique et d’attente.

Le problème du non-paiement des salaires des fonctionnaires (5 à 8 mois de retard), qui avait déjà provoqué des grèves – notamment dans l’enseignement et dans la poste – persiste, causant de nombreux troubles, au point que Mgr N’Dayen, archevêque de Bangui, a qualifié de «paix armée» la situation dans le pays.

Les armes en provenance du Congo (Kinshasa) circulent en abondance et librement, les forces de l’ONU (MINURCA) ne sont en mesure de garantir la sécurité ni dans la plupart des quartiers de Bangui, ni dans l’ensemble du pays, s’inquiète l’archevêque. Les élections législatives approchent (elles doivent commencer le 15 août), a-t-il commenté, et la population espère qu’elles se dérouleront pacifiquement et démocratiquement. (apic/cip/pr)

3 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!