Vietnam: Les réfugiés de la pagode de Phuoc Huê souhaitent trouver l’asile en France
Ces bouddhistes ne sentent plus en sécurité au Vietnam
Hanoi, 18 décembre 2009 (Apic) Des bouddhistes vietnamiens, fidèles de Thich Nhat Hanh, souhaitent obtenir l’asile en France, pays dans lequel vit leur «maître», figure internationale du bouddhisme. Ils estiment ne plus être en sécurité au Vietnam.
«Nous avons un représentant qui est allé en France et a demandé que nous restions là-bas», a expliqué une religieuse, sous couvert d’anonymat, citée vendredi par l’Agence France presse.
Ces moines, de la communauté des religieux bouddhistes du «Village des pruniers», ont été expulsés septembre dernier de leur couvent de Bat Nha. Ils sont actuellement réfugiés dans la pagode de Phuoc Huê, à Lâm Dông.
Les pressions, menaces et intimidations policières visant à chasser les moines hors de leur asile provisoire, s’intensifient cependant, indiquait le 16 décembre Eglises d’Asie (EdA). Un ultimatum leur a été donné les obligeant à quitter les lieux avant le 31 décembre 2009.
Selon EdA, le vénérable Thich Thai Thuân, supérieur de la pagode qui a accueilli les moines, a été contraint de signer un texte dans lequel il s’engage à mettre un terme à son hospitalité avant cette date.
C’est le 27 septembre dernier que les 400 religieux et religieuses bouddhistes du monastère de Bat Nha, dans la province de Lâm Dông, ont été expulsés dans la violence et la précipitation par une troupe d’hommes de main de la Sécurité. Dans les jours qui suivirent, les moines chassés trouvèrent refuge dans la pagode-monastère de Phuoc Huê, où le recteur leur avait donné l’asile.



