«Chaque enfant a droit à une mère et à un père»
Rome: Le cardinal Ennio Antonelli critique le projet de libéralisation de l’adoption en Italie
Rome, 15 février 2011 (Apic) Le cardinal Ennio Antonelli, président du Conseil pontifical de la famille, a rappelé que chaque enfant avait «droit à une mère et à un père», alors que la justice italienne s’est prononcée, le 14 février 2011, en faveur de la libéralisation des adoptions d’enfants, ouvrant cette possibilité aux familles monoparentales. Interpellés le 15 février par l’agence i.media, les responsables du Bureau de presse du Saint-Siège ont jugé qu’il revenait aux évêques italiens, et non au Vatican, de s’exprimer sur ce sujet.
Interrogé par l’agence italienne Ansa après la décision de justice, le cardinal Ennio Antonelli a affirmé que la priorité résidait dans «le bien de l’enfant, qui exige un père et une mère». «C’est ce qui devrait être normal», a poursuivi le haut prélat italien. Et d’insister: «Chaque enfant a droit à une mère et à un père, ce devrait être cela la normalité».
Adoption par une seule personne
La Cour de cassation s’est prononcée sur le recours d’une Italienne vivant seule et qui souhaitait voir confirmée en Italie la procédure d’adoption d’une petite fille russe, déjà prononcée par les Etats-Unis où la mère adoptive réside.
Rappelant que la Convention de Strasbourg de 1967 sur la protection des enfants ne prévoyait rien qui s’opposerait à l’adoption d’un enfant par une seule personne, la Haute cour avait alors invité le parlement italien «à élargir la possibilité des adoptions de mineurs également au cas des familles monoparentales».
En Italie, la loi prévoit que les enfants ne peuvent être adoptés que par des familles formées de couples mariés. Exceptionnellement, ils peuvent l’être par des personnes seules, lorsqu’il s’agit d’enfants malades ou handicapés. (apic/afp/imedia/ami/amc)



