Chiara Lubich (1920-2008) est considérée comme l'un des plus grands témoins de la foi du 20e siècle (Photo:Finizio/Flickr/<a href="https://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.0/legalcode" target="_blank">CC BY-ND 2.0</a>)
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Chiara Lubich (1920-2008) est considérée comme l'un des plus grands témoins de la foi du 20e siècle (Photo:Finizio/Flickr/CC BY-ND 2.0)

Chiara Lubich: un héritage d'universalité

13.03.2018 par Raphaël Zbinden

Chiara Lubich, fondatrice du mouvement chrétien des Focolari, s’est éteinte le 14 mars 2008. 10 ans après sa mort, les Focolari célèbrent l’impulsion qu’elle a donnée à la dimension universelle du christianisme et à l’application concrète de l’Evangile.

“Avant, je croyais que les premiers chrétiens étaient morts. Lorsque j’ai rencontré Chiara Lubich, j’ai compris qu’ils étaient vivants”, explique Paul Legrand. Ce Belge qui réside au Centre de Rencontre et de Formation du Mouvement des Focolari de Montet, dans la Broye fribourgeoise, a rencontré la fondatrice italienne en 1969. Il a été immédiatement touché par sa capacité à rassembler les personnes au-delà de leurs différences. “J’ai été marqué par le fait que le mouvement réunissait des Wallons et des Flamands, mais aussi des handicapés, des personnes d’autres religions, voire même éloignées de la religion”, souligne-t-il. Au sein des Focolari, Paul Legrand a également découvert la possibilité de vivre “concrètement” l’Evangile. “Avant, même si j’étais chrétien, je ne pensais pas qu’il était possible d’appliquer concrètement l’amour du Christ dans la vie quotidienne”.

Un facteur de “contagion” de la foi chrétienne

L’intuition prophétique de Chiara Lubich a été en effet de susciter, dès les années 1940, des petites communautés nouvelles destinées à êtres des “foyers de contagion” de la foi chrétienne. Une ambition qui s’est réalisée rapidement, puisque le mouvement est aujourd’hui présent dans 182 pays et compte plus de deux millions de membres. Parmi eux, des hommes et des femmes de 350 Églises et communautés ecclésiales, des musulmans, juifs, bouddhistes, hindous, taoïstes… ainsi que des personnes sans conviction religieuse.

En Suisse romande, les Focolari sont principalement présents à Montet et à Genève. Dans la Broye fribourgeoise, les 10 ans de la mort de la fondatrice seront marqués par une messe, le 17 mars. A Genève, les membres du mouvement célébreront son héritage le 18 avril, en même temps que les 70 ans du Conseil œcuménique des Eglises (COE).

Le charisme de l’unité

Ailleurs dans le monde, les communautés honorent la mémoire de Chiara Lubich par de multiples initiatives. Elles sont en particulier fondées sur l’action du charisme de l’unité en tant que moteur du changement social, indique un communiqué de presse des Focolari.

Un tour d’horizon sur l’aspect social du charisme de Chiara Lubich, avec 2000 participants des cinq continents, a déjà été présenté le 3 mars à Castel Gandolfo, près de Rome. Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, y a notamment participé, ainsi que des personnalités du monde de la culture et de la communication.


Un des plus grands témoins de la foi du 20e siècle

Née à Trente, en Italie, en 1920, Chiara Lubich a donné naissance, en 1943, durant la Deuxième Guerre mondiale, à une oeuvre présente actuellement dans 182 pays. Les Focolari comptent 140’00 membres et quelque 5 millions de sympathisants, selon ses propres chiffres. Parmi eux, figurent des membres de plusieurs Eglises et communautés religieuses. A travers son organisation “Humanité nouvelle”, le mouvement est reconnu comme organisation non gouvernementale par l’Organisation des Nations unies depuis 1987.

L’engagement de Chiara Lubich a été notamment récompensé par le Prix Templeton pour le progrès de la Religion (1977), par le Prix Unesco de l’éducation à la Paix (1996), par le Prix européen des droits de l’homme (1998). Depuis 1996, neuf titres de Docteur honoris causa ont été décernés à Chiara Lubich par des universités d’Europe, d’Amérique latine, d’Asie et des Etats-Unis.

Chiara Lubich, simple laïque, est considérée comme un des plus grands témoins chrétiens de la 2e moitié du 20e siècle, au même titre que Mère Teresa, Frère Roger de Taizé ou Soeur Emmanuelle. Sa cause en béatification a été lancée en 2013. (cath.ch/com/arch/rz)

 


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