Chili: Fin des privilèges carcéraux pour les ex-tortionnaires aux ordres de Pinochet

Fermeture du «club de villégiature» pour prisonniers «vip»

Santiago, 12 août 2007 (Apic) Fin des privilèges carcéraux pour les ex-tortionnaires sous la dictature. Ils devront désormais quitter leur «club de villégiature» avec piscine et tennis pour rejoindre une «vraie» prison.

Les anciens agents de la dictature de feu Augusto Pinochet – condamnés pour violations des droits de l’homme pendant le régime (1973-1990) -, devront quitter la prison militaire Cordillera, à l’est de Santiago du Chili, connue comme «cárcel vip» [»prison de la jet-set», Ndlr] pour ses cellules de luxe, indiquent le ministre de la Justice, Carlos Maldonado, et le directeur de la Gendarmerie, Alejandro Jiménez, cités par Misna.

La décision d’en finir avec les privilèges carcéraux des ex-chefs tortionnaires sous la dictature intervient après de grosses pressions au sein du Parlement. Le pénitencier Cordillera est un ancien centre récréatif pour les militaires, qualifié de «lieu de villégiature».

Les condamnés séjournant dans cette prison – dont le général Manuel Contreras, ex-chef de la police politique de Pinochet (Dina) – seront transférés à Punta Peuco, à 35 km au nord de la capitale.

Situé dans la commune de Peñalolen, l’institut pénitentiaire Cordillera comprend cinq pavillons pourvus – entre autres – de téléphones et d’Internet, et entourés de grands jardins avec une piscine et des terrains de tennis.

Le dernier à en franchir le seuil, chronologiquement parlant, a été le général retraité Eduardo Iturriaga, arrêté la semaine dernière au terme d’une cavale de 52 jours, refusant de se présenter à l’autorité judiciaire pour purger une peine de cinq ans. (apic/misna/pr)

12 août 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!