L’avocat Guangcheng est toujours en prison

Chine : Condamné pour avoir dénoncé les avortements forcés

Rome, 10 juillet 2007 (Apic) Un avocat, Cheng Guangcheng, condamné en août 2006 à une peine de 4 ans et 3 mois de prison pour avoir dénoncé la politique de stérilisation forcée et d’avortements forcés dans la province du Shandong, dans l’Est de la Chine est toujours en prison.

Comme le rappelait la fondation Jérôme Lejeune fin août 2006, la femme de l’avocat, assignée à résidence dans son village et cloîtrée dans son appartement, dénonce aujourd’hui les violences qu’il subit en prison.

C’est en 2005 que Cheng Guangcheng a commencé son combat. Lorsque les autorités de la province de Shandong ont lancé leur campagne de stérilisations forcées pour atteindre les quotas de naissance imposés par Pékin.

Cet avocat de 35 ans, aveugle, s’est empressé de mobiliser les associations des Droits de l’homme et les médias. «Il savait ce qu’il risquait, explique sa femme, mais, dans notre ville, il y avait jusqu’à 100 avortements par jour, il fallait faire vite pour arrêter cela».

Lors de son procès, en août 2006, certains des témoins ont été kidnappés. Depuis, ses avocats ont été passés à tabac et les pétitions internationales sont restées sans réponse. Pour l’un de ses amis, «l’enjeu est immense pour les autorités. La politique de l’enfant unique fait des millions de mécontents en Chine. Si jamais ces gens-là commencent à se révolter, c’est la fin de l’harmonie sociale», ajoute-t-il. (apic/zenit/vb)

10 juillet 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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