Clémence inhabituelle de la justice chinoise
Chine: Diffusion de bibles, deux ans de prison au lieu de la peine de mort
Hong Kong, 29 janvier 2002 (APIC) Li Guangqiang accusé de diffuser un «culte néfaste» par les autorité chinoises risquait la peine de mort. Il est finalement condamné à deux ans de prison pour opération commerciale illégale. La récente visite du président des Etats-Unis en Chine n’est pas étrangère à cette sentence revue à la baisse. Au début janvier, Georges W. Bush, interpellé par le cas de Li Guangang, avait invité la Chine à respecter les conventions internationales sur le respect de la liberté religieuse.
Li Guangqiang, homme d’affaire de Hong Kong, avait été accusé par les autorités chinoises de répandre un «culte néfaste» et risquait en conséquence, selon la loi, la peine de mort. Il a été arrêté en mai dernier, alors qu’il tentait de livrer un chargement de 16’000 bibles au groupe religieux protestant des «shouters» (les crieurs). Ce groupement est illégal en Chine, car considéré par les autorités comme «organisation religieuse aberrante».
Sensibilisé au cas de Li Guangqiang par des organisations de défense des droits de l’homme, le président Bush, via le Département d’Etat, avait, peu avant son voyage en Chine, invité le gouvernement chinois à respecter les conventions internationales sur le respect des convictions religieuses.
Après avoir d’abord invoqué l’autonomie judiciaire du pays, la justice chinoise s’est finalement laissée infléchir. Les deux «complices» de Li Guangqiang ont également bénéficié d’une remise de peine, en écopant de trois ans de réclusion en lieu et place de la peine capitale. (apic/kna/sh)



