Chine: L’Association patriotique souhaite une visite du pape Benoît XVI

La Lettre du pape aux catholiques de Chine, «un signe positif»

Pékin, 24 juillet 2007 (Apic) Liu Bainian, vice-président de l’Association patriotique des catholiques de Chine (APCC), a qualifié de «signal positif» et de progrès la récente Lettre du pape Benoît XVI aux catholiques de Chine. Cet officiel de l’APCC a déclaré mardi dans une interview accordée au quotidien italien «La Repubblica» que l’Eglise chinoise espérait accueillir le pape Benoît XVI en Chine et «prie pour lui».

Le chef de l’APCC, un laïc, a dit son espoir «de voir un jour le pape, ici à Pékin, célébrer la messe pour nous les Chinois. Les catholiques italiens ne peuvent pas savoir combien nous souhaitons le voir».

Cette réaction très positive de l’Eglise catholique officielle – contrôlée par le gouvernement – fait suite à la lettre que Benoît XVI a adressé le 30 juin à tous les catholiques chinois. Il invite notamment les fidèles à être «de bons citoyens, des collaborateurs respectueux et actifs en faveur du bien commun de leur pays».

Liu Bainian rappelle que l’APCC reconnaît l’autorité du pape «en matière de religion» et qu’il n’y a aucune controverse théologique entre l’Eglise officielle chinoise et le Vatican. Par contre, ajoute-t-il, «la République populaire de Chine ne peut pas accepter que la religion soit utilisée comme moyen d’ingérence dans les affaires intérieures» de la Chine. Pour le vice-président de l’Association patriotique, «Pékin n’acceptera jamais que se répète ce que l’Eglise a fait en Pologne». Liu Bainian souligne que le pape Jean Paul II avait apporté son soutien au syndicat libre Solidarité, clairement opposé au régime communiste polonais.

Pour le responsable de l’APCC, la récente Lettre du pape aux catholiques de Chine représente une grande différence avec les déclarations faites jusqu’à maintenant par le Vatican. La Lettre de Benoît XVI renonce ainsi aux traditionnelles attaques contre le socialisme et l’APCC n’est plus accusée d’être schismatique. Liu Bainian affirme que l’Eglise de Chine ne s’est jamais séparée du pape ou du Saint-Siège en matière religieuse et ecclésiale, et il se dit confiant que l’on peut résoudre les questions controversées comme les nominations épiscopales. En Chine populaire, depuis la prise de pouvoir par les communistes, les évêques de l’Eglise officielle ne sont pas nommés par le pape. Mais dans sa Lettre aux Chinois, Benoît XVI souligne qu’une authentique liberté religieuse passe par l’entière liberté pour le pape de nommer les évêques. (apic/cic/be)

24 juillet 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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