Pour marquer le 400ème anniversaire de l’arrivée du catholicisme

Chine: L’évêque de Shanghai demande aux catholiques d’intensifier l’évangélisation

Shanghai, 4 janvier 2008 (Apic) L’évêque de Shanghai, Mgr Aloysius Jin Luxian, demande aux catholiques chinois d’intensifier l’évangélisation durant l’année qui vient. Dans un message aux fidèles de la métropole chinoise, le prélat âgé de 91 ans leur demande de marquer ainsi en 2008 le 400ème anniversaire de l’arrivée du catholicisme à Shanghai.

L’agence de presse catholique asiatique UCANews rapporte que dans une lettre pastorale publiée à l’occasion de Noël, Mgr Jin exhorte les catholiques à se renouveler spirituellement. Il les exhorte à le faire en réponse à la demande du pape Benoît XVI de prier pour Notre-Dame de Sheshan, le sanctuaire marial du diocèse de Shanghai.

L’évêque jésuite, natif de Shanghai, commence sa lettre en racontant l’arrivée du catholicisme dans la ville en 1608. Mgr Jin demande aux catholiques de «ne pas oublier les missionnaires», notamment les jésuites italiens Matteo Ricci (1552 – 1610) – que l’on pourrait appeler le «premier sinologue» -, Lazare Cattaneo, Francesco Brancati et Giulio Aleni, ainsi que le jésuite allemand Johann Adam Schall von Bell. Ils ont contribué au développement des arts et des sciences en Chine. Porteurs de connaissances scientifiques issues de l’Europe moderne, ils dialoguèrent avec des lettrés confucéens porteurs d’une culture millénaire. Converti au catholicisme, le mandarin Paul Xu Guangqi (1562 – 1633) est l’un des principaux lettrés chinois qui embrassèrent alors la foi chrétienne en devint l’un des piliers chinois.

Hommage aux missionnaires chrétiens en Chine

L’évêque de Shanghai a rappelé également les oeuvres accomplies dans sa ville par les jésuites dans le passé, comme la construction d’une vingtaine de collèges et une université, un observatoire astronomique, une station météorologique, ainsi que plusieurs hôpitaux. Ils ont même édifié une bibliothèque occidentale et une galerie d’art, considérées comme le «berceau des arts occidentaux en Chine».

Mgr Jin a relevé que ces missionnaires étaient déjà des adeptes de l’inculturation dans leur approche de l’évangélisation. Ils formaient également des laïcs pour administrer leurs églises, un principe mis en avant par le Concile Vatican II des siècles plus tard. Quatre cents ans auparavant, écrit-il, l’Eglise de Shanghai connaissait déjà son «temps des laïcs».

«L’évangélisation est le travail de tous les catholiques», souligne-t-il, en demandant à ses fidèles de ne pas se focaliser purement et simplement sur les sacrements et les oeuvres de charité. A l’heure actuelle, la grande métropole chinoise compte quelque 150’000 catholiques, alors qu’ils étaient un tiers de moins avant la prise de pouvoir par les communistes en 1949. Les protestants ont cependant connu une croissante bien plus rapide: ils sont passés de 30’000 à plus de 200’000 durant la même période, a-t-il précisé. (apic/ucan/be)

4 janvier 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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