La religion doit être soumise au Parti

Chine: Le Parti communiste chinois voit toujours la religion comme subversive

Pékin, 23 janvier 2006 (Apic) Le Quotidien du Peuple a reproduit lundi 23 janvier les propos de Jia Qinglin, en charge des questions religieuses au Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir. Se méfiant à la fois des religions chrétiennes comme de l’islam, le PC chinois réaffirme qu’il serre la vis. Chine: Le Parti communiste chinois voit toujours la religion comme subversive, martèle-t-il.

Le haut responsable chinois Jia Qingli, en charge des questions religieuses remet l’église au milieu du village et rappelle à l’ordre les autorités religieuses dans le pays. Elles se doivent d’être soumises directement au Parti communiste chinois. Jia Quinglin a ainsi averti les étrangers qui utiliseraient la religion pour «infiltrer» la Chine.

«Les affaires religieuses doivent être gérées intégralement sous la conduite de l’Etat et du parti», a déclaré le numéro quatre du PCC. A cette occasion, il a indirectement visé «les étrangers, chrétiens ou musulmans», qui se serviraient de la Chine comme tribune pour déstabiliser le pays.

La théorie du complot contre l’Etat a encore des lendemains qui chantent

Pékin réprime toujours les activités des catholiques chinois fidèles au pape, considérés comme prêtres d’une Eglise clandestine et souvent emprisonnés en tant que tels. Tandis qu’au Xinjiang, dans l’ouest musulman du pays, le gouvernement a bien du mal à contrôler une situation qui débouche sur des revendications nationalistes parmi la population, dont les liens avec les musulmans à l’étranger se sont accrus ces dernières années.

Pour l’évêque de Hongkong, Mgr Joseph Zen, interrogé par le quotidien italien Avvenire, le 5 janvier 2006, il faudra encore du temps pour une entente entre les autorités chinoises et le Saint-Siège. Mgr Joseph Zen a cependant précisé que les catholiques parvenaient désormais à conquérir «des espaces significatifs de liberté».

«La Chine continue à être un joug très lourd. Le parti communiste veut tout contrôler, a déclaré l’évêque de HongKong au journal de la Conférence épiscopale italienne, pas seulement les structures, mais aussi l’esprit et le coeur des citoyens». «Aujourd’hui, les méthodes ont un peu changé, a-t-il affirmé, mais la réalité de fond est restée la même». Selon lui, «personne n’ose dire vraiment ce qu’il pense».

Mais, Si «le gouvernement communiste contrôle les structures», a dit l’évêque, il ne contrôle plus «les coeurs et les esprits des fidèles». «Depuis de nombreuses années de séparation forcée en Chine, l’Eglise catholique est désormais une seule, a-t-il alors expliqué, tous veulent être unis au pape». Pour lui, «l’obstacle» à la pleine réunification des deux Eglises en Chine, officielle et souterraine, est «comme toujours, le contrôle exercé par le parti». (apic/ag/vb)

23 janvier 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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