Le corpus monumental des écrits bouddhiques en Chine
Chine: Les autorités lancent la réimpression du Dazangjing
Pékin, 4 juillet 2004 (Apic) La Chine a lancé un programme de cinq ans visant à réimprimer le Dazangjing, gigantesque collection de tous les écrits bouddhiques existant en Chine.
Imprimé pour la dernière fois de manière complète au XVIIIe siècle, le Dazangjing comprend 7’000 volumes et 1’625 titres. Cette collection, rapporte Eglises d’Asie, réunit le canon de la religion bouddhique tel qu’elle a été introduite en Chine en provenance d’Inde sous la dynastie des Han de l’Ouest (206 av. JC – 220 ap. JC), mais aussi des écrits relatifs à la vie monastique et des commentaires de sutras par les plus célèbres érudits bouddhistes.
Cette collection du Dazangjing – oeuvre connue au Japon sous le nom de Taisho Shinshu Daizôkyô – est si importante, écrit l’agence officielle Chine Nouvelle, qui rapporte l’information, que ses pages mises bout à bout représenteraient une distance de 100 kilomètres.
Loin dans le passé
La première compilation et impression des écrits bouddhiques chinois remonte à la dynastie des Song (960-1279). Ordonnée par le premier empereur de la dynastie, cette édition fut imprimée en gravant 130’000 plaques de bois. Ses 5’000 volumes étaient formés, pour une grande part, d’écrits directement transcrits du sanscrit dont les originaux indiens ont été depuis perdus ou détruits. Les dynasties suivantes, celle des Yuan et celle des Ming, ont tour à tour produit leurs propres éditions du Dazangjing.
En 1733, l’empereur Qianlong avait mandaté plus de 130 moines pour faire ce travail, commencé en 1735 et achevé en 1738.
Selon le moine bouddhiste Yicheng, président de l’Association bouddhiste chinoise, la réimpression du Dazangjing s’inscrit dans la continuation d’une tradition culturelle multiséculaire. Fait sur papier, ce travail «va représenter un événement majeur du développement de la culture chinoise dans la mesure où il contribuera à la transmission de ce trésor du bouddhisme». Menée conjointement par la Maison d’édition de l’administration centrale des reliques et la société Beijing Jinglulun Cultural Communication & Co., la nouvelle édition doit commencer ce mois- ci. (apic/eda/pr)




