Chine: On reparle
Rome/Pekin, 21 octobre 2001 (APIC) Selon l’agence Ucanews, il n’y a pas lieu de penser que la Chine et le Vatican sont proches d’un accord pour établir des relations diplomatiques.
Un article paru dans la «Far Eastern Economic Review» du 4 octobre dernier a pourtant lancé l’information. Intitulé «In Communion», il annonçait que la Chine et le Vatican allaient dans un proche avenir établir des relations diplomatiques, sans doute dans le courant d’octobre. Mais, le 10 octobre, on pouvait lire dans une dépêche de l’agence catholique asiatique Ucanews, citant des «sources proches du Vatican», que la rumeur était «sans fondement» et que les récents articles de presse annonçant qu’un cap avait été franchi dans la longue et sinueuse histoire des négociations entre la Chine et le Saint-Siège étaient «pure invention».
Ucanews (Union of Catholic Asian News)a été fondée en 1979 par des prêtres de la société des Maryknoll. Depuis dix ans, son siège est installé à Bangkok, en Thaïlande, mais elle a conservé un desk à Hongkong, d’où elle couvre l’actualité du monde chinois. Elle diffuse un service quotidien en anglais, service qui est ensuite traduit dans six langues asiatiques.
Les relations entre Pékin et le Vatican ont connu un refroidissement après l’ordination de cinq évêques dans l’Eglise catholique «officielle» de Chine le 6 janvier 2000, sans concertation préalable avec le Saint-Siège. Quelques mois plus tard, la Chine faisait part de son profond désaccord, voire de sa colère, au sujet de la canonisation à Rome de 120 martyrs de Chine le 1er octobre de la même année.
Selon les sources vaticanes interrogées par Ucanews, bien que le Saint-Siège se soit toujours montré disposé au dialogue, il n’y a pas eu, après cette date du 1er octobre 2000, de contacts entre les deux parties, et la Chine n’a pas manifesté depuis «de signe de changement» dans ce domaine. (apic/cip/zn/pr)



