Action à l’approche du Congrès du parti communiste

Chine: Renforcement de la surveillance des activités religieuses non officielles

Hongkong, 6 juillet 1997 (APIC) Une action pour le contrôle des Eglises non officielles et pour freiner les infiltrations d’activistes religieuses étrangers a été lancée par les forces de sécurité publique dans les différentes parties de la Chine, indique l’Agence Fides à Rome. Cette campagne vise à empêcher que ne se répètent les émeutes incontrôlées de groupes religieux durant l’été et à l’approche du 15è Congrès du parti communiste, en octobre prochain.

Au début du mois de juin la police de Guandong a arrêté 19 membres de la secte apocalyptique «Le Christ (Oint) Roi», dans la région de Yingde. La secte, tout en étant très controversée, continue ses activités, même si son fondateur Wu Yangminga a été condamné à mort il y a deux ans.

Les sectes ne sont pas les seules à figurer dans le collimateur des autorités. Au Zhejiang, la sécurité publique et la mairie de la ville de Tongxiang ont rédigé un document pour entamer une «lutte spéciale» contre des activités illégales de chrétiens protestants et catholiques dans trois stades.

Selon ce document publié à Tongxiang, le christianisme -, catholique et protestant ,- est devenu populaire dans cette ville ainsi que dans les comtés de Shimen et de Wutong. Au Zhejiang, les conversions au bouddhisme, taoïsme et christianisme ont augmenté. A en croire le «South China Morning Post», les activités religieuses protestantes et catholiques «attirent des centaines de milliers de personnes dans la région et créent une situation incontrôlable pour le gouvernement, qui a demandé aux cadres de faire en sorte que les religions obéissent aux réglementations et soutiennent le socialisme. De nouveaux convertis au christianisme préfèrent se réunir dans des églises non officielles».

Toujours selon Fides, sur les 500 fidèles catholiques de Tongxiang, seules quelques-uns fréquentent l’Eglise officielle. Le document confirme que de «nombreux jeunes et membres du Parti sont choisi les Eglises non officielles».

Toujours dans le même document, plusieurs communautés non enregistrées sont accusées de troubler la vie religieuse et l’ordre social. On y proclame en outre que la lutte doit se faire par des moyens légaux, mais que la police doit être efficace à tout prix pour bloquer l’infiltration étrangère, mettre un terme aux activités religieuses illégales et fermer les églises domestiques non enregistrées officiellement. (apic/fid/aa/pr)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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