Durcissement du contrôle policier sur les activités religieuses
Chine: Un néo-confucianisme à la sauce Jiang Zemin sera la religion du proche avenir
Rome, 18 mars 1997 (APIC) De quelle liberté l’Eglise catholique et les autres religions pourront-elles jouir dans la Chine de l’après-Deng Xiaoping ? Le Père Bernardo Cervellera, nouveau directeur de Fides, l’agence de la Congrégation romaine pour l’Evangélisation des Peuples, et spécaliste de la Chine, n’est guère optimiste. Pour lui, Jiang Zemin semble avoir fait un choix, celui du confucianisme, mais revu et corrigé.
Des catholiques qui se sont rendus en Chine à la fin de février parlent de pour les messes et les rencontres. Le contrôle social le plus sévère s’applique ainsi à l’Eglise et aux religions, affirme le directeur de >.
En Chine, conformément à la tradition marxiste et confucéenne, le droit à la religion est donné par l’Etat, il n’est pas inné, selon B. Cervellera. De plus, ces dernières années, sous les dirigeants actuels, l’Eglise catholique et les religions ont été soumises à un régime de où toutes ses activités (réunions, messes, gestion) ont été filtrées et enregistrées. La réincarnation elle-même du Panchen Lama doit, pour être vénérée, avoir le cachet du gouvernement (et non du Dalai Lama). La police a réalisé un travail pour éliminer de nombreuses communautés chrétiennes non officielles – catholiques et protestantes. Particulièrement dans certaines régions (Hebei, Jiangxi, Shangai, Shanxi, Jilin, Zhejiang), évêques et prêtres, écoles, orphelinats, dispensaires… subissent, de jour et de nuit, la surveillance policière.
Pourtant, constate B. Cervellera, on n’a jamais assiste en Chine à une renaissance religieuse autant que durant cette période. Jamais autant .
Confucius au secours du capitalisme
Le P. Cervellera décrit le confucianisme tel que le conçoivent Jiang Zamia et le groupe qui l’entoure. Ceux-ci semblent avoir déjà fait un choix il y a deux ans, en financent les projets de l’Association Confucéenne. Ils ont lancé l’an dernier la campagne pour . Pronostic de l’ancien missionnaire à Hong Kong: .
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Membre de l’Institut Missionnaire des Missions Etrangères (PIME) depuis 1978, le P. Cervellera, 46 ans, a travaillé à la revue > durant dix ans et en est devenu le rédacteur en chef en 1984. Après avoir voyagé en Europe et au Moyen-Orient (œcuméniste, on lui doit un livre sur la islamo-chrétienne au Liban), il a travaillé de 1990 à 1997 comme missionnaire à Hong Kong, en suivant les problèmes de l’Extrême-Orient, en particulier de la Chine, de Taiwan et du Vietnam, pour l’agence et pour Radio Vatican. (apic/cip/be)




