Amnesty International demande des explications au gouvernement

Chine : un Ouïghour torturé à mort dans les geôles chinoises

Pékin, 24 octobre 2000 (APIC). Le Ouïghour Abdulhelil Abdumijit est mort après avoir été gravement torturé dans une prison de la région du Xinjiang en Chine. Amnesty International, qui vient de lancer une campagne mondiale contre la torture, demande aux autorités chinoises de faire toute la lumière sur ce cas.

Amnesty International a reçu l’information du Centre d’information sur le Turkestan Est, une organisation ouïghoure basée en Allemagne. Abdulhelil Abdumijit a été torturé à mort le 17 octobre 2000. L’organisation de défense des droits de l’homme, qui s’était engagé en sa faveur de la cadre de la nouvelle campagne mondiale «Pour un monde sans torture» lancée le 18 octobre, demande maintenant aux autorités chinoises de faire tout la lumière sur cette mort violente.

Abdulhelil Abdumijit, un vendeur de rue de Gulja dans la région autonome du Xinjiang, a été accusé d’avoir organisé il y a trois ans une manifestation. Amnesty International avait publié plusieurs rapports mentionnant qu’il était gravement torturé en prison. Si les autorités locales de Gulja avaient confirmé son arrestation le 5 février 1997, son lieu de détention a toujours été gardé secret par les autorités chinoises. Des représentants du peuple ouïghour en exil ont déclaré qu’il aurait été condamné à mort entre la fin de l’année 1999 et le début de l’an 2000.

«La mort de Abdulhelil Abdumijit est un nouvel exemple des graves violations des droits humains commises en Chine», constate Amnesty International, qui souligne que la torture est notamment utilisée en Chine pour faire taire les minorités ethniques. (apic/com/bb)

24 octobre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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