L’archevêque grec orthodoxe met la police en accusation
Chypre: Intervention des forces de l’ordre dans un sanctuaire
Rome, 13 août 2007 (Apic) L’archevêque de Chypre, Chrysostome II, a accusé la police turque d’avoir entravé avec violence un culte chrétien. L’intervention policière s’est produite lorsque des chrétiens orthodoxes célébraient une liturgie dans l’ancien cloître de Saint Barnabé à Famagusta, indique l’archevêque grec orthodoxe, dont le message a été transmis au Saint Siège le 13 août.
La police a exigé du prêtre qu’il termine la cérémonie dans une église désaffectée, et transformée en musée. A son refus, les forces de l’ordre auraient poussé les croyants hors du lieu de culte et insulté l’ecclésiastique.
Chrysostome II considère l’incident comme une violation de la liberté religieuse des chrétiens dans la partie nord de l’île occupée par la Turquie. En juin, il avait exigé de la Turquie qu’elle laisse six moines âgés revenir au cloître de Saint Barnabé. L’expulsion des moines grecs du nord de Chypre avait déjà préoccupé le Conseil de sécurité de l’ONU.
Demande d’aide à Rome
Lors d’une visite au Vatican en juin, Chrysostome II avait demandé l’appui du pape Benoît XVI. Il a ensuite appelé l’Union européenne à obliger la Turquie à respecter les droits de l’homme. Selon les sources de l’Eglise orthodoxe, à la suite du conflit ouvert depuis 1963 à Chypre et l’occupation turque qui s’en est suivie, 133 des 520 lieux de culte ont été profanés; on a transformé 768 églises en mosquées, et d’autres sont devenues des dépôts militaires, des hôpitaux ou utilisées comme .étables. 15’000 icônes ont en outre disparu ou ont été illégalement mise sur le marché de l’art. (apic/kna/fram/js)



