Rome: Mgr Fellay évoque la pression ambiante, à Rome comme au sein de la FSSPX
Climat de tension générale suite à l’offre de Rome
Rome/ Vienne, 22 mai 2012 (Apic) Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, assure qu’il existe un climat de tension générale, tant parmi les lefebvristes que dans l’Eglise catholique. Cette situation est liée à l’»offre très controversée» proposée par Rome en vue d’une réconciliation avec la FSSPX.
Lors d’une messe célébrée devant des membres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X à Vienne, en Autriche, le 20 mai 2012, Mgr Bernard Fellay a aussi salué le courage de Benoît XVI qui ne se défile pas devant les difficultés alors qu’il sait qu’il sera attaqué.
Mgr Fellay, rapporte le blog traditionaliste «Rorate Caeli», a d’abord voulu se montrer rassurant en ce qui concerne la structure juridique proposée par Rome en cas de souscription de la FSSPX au préambule doctrinal de septembre 2011, très probablement une prélature personnelle.
«Volonté du pape, pas celle de tous dans l’Eglise»
«La structure proposée à la Fraternité est tout à fait appropriée, dans la mesure où, si elle devait être mise en place, vous ne verriez absolument aucune différence entre maintenant et après, (…) nous resterions les mêmes», a-t-il ainsi assuré.
«Il est aussi clair que cette offre est aussi très controversée au sein de l’Eglise dans son ensemble», a affirmé le prélat, avant d’assurer qu’»il s’agit de la volonté du pape (…) mais certainement pas celle de tous dans l’Eglise».
Le supérieur général de la FSSPX a aussi confié l’existence de «points qui ne sont pas encore clarifiés». Selon lui, «il se peut que, dans les jours ou les semaines à venir – il est très difficile de s’assurer de cela – le pape décide directement» de l’issue des discussions avec les lefebvristes ou s’en remette aux approfondissements demandés par la Congrégation pour la doctrine de la foi. «Il y a beaucoup de pression à Rome», a-t-il confié.
Les choses ne seront pas facile, dans un cas comme dans l’autre
Mgr Fellay a aussi mis en garde contre la tentation de penser que les choses seraient faciles par la suite, avant de rapporter des propos qu’il a attribués Benoît XVI: «Je sais que ce serait plus simple pour la Fraternité et pour moi-même de conserver la situation actuelle».
Le pape «sait qu’il sera attaqué» dans le cas d’un retour des lefebvristes dans la pleine communion avec Rome et «la situation ne sera pas facile pour nous aussi», a assuré le supérieur général de la FSSPX. En conclusion, il s’est dit conscient que l’issue serait «difficile», qu’il s’agisse d’»être avec Rome ou contre elle». (apic/imedia/cp/be)




