Les Eglises orthodoxes sont restée trop longtemps en marge

COE et Eglises orthodoxes : des >, estime le catholicos Aram I

Londres, 15 juin 1998 (APIC) Les difficultés entres les Eglises orthodoxes et d’autres membres du Conseil oecuménique des Eglises (COE) ne sont que des «différends familiaux», estime le catholicos Aram I, président du Comité central du COE. Ces problèmes sont actuellement examinés de près par le COE, a-t-il confié à l’Agence œcuménique ENI.

Le catholicos Aram I tentait ainsi de répondre aux critiques émises par certaines Eglises orthodoxes, russe et serbe notamment, concernant les priorités du COE, mais aussi à la suite de la recommandation faite récemment aux Eglises orthodoxes de prendre part à l’Assemblée du COE à Harare en décembre mais de ne pas participer aux services oecuméniques.

Certains représentants orthodoxes avaient même suggéré que leurs Eglises n’envoient que des observateurs à l’Assemblée. Le patriarche Ilia II, primat de l’Eglise orthodoxe de Géorgie, a pour sa part reproché aux Eglises protestantes membres du COE leur trop grand intérêt pour les questions «purement temporelles».

Le catholicos Aram I dit son «ferme espoir» que les Eglises orthodoxes seront présentes à l’Assemblée non en qualité d’observatrices mais en tant que participantes à part entière. Aram I, catholicos du siège de Cilicie de l’Eglise apostolique arménienne (Antélias, Liban) a révélé qu’une «rencontre théologique mixte» entre les Eglises orthodoxes et d’autres Eglises membres du COE aurait lieu près de Genève le 22 juin. Une majorité des 23 patriarches (des Eglises orthodoxes et des Eglises orthodoxes orientales non chalcédoniennes ) contactés ont répondu «très positivement» et devraient envoyer des représentants officiels à la réunion, a avancé.

Préoccupations légitimes

«Certaines préoccupations (des Eglises orthodoxes) sont légitimes», a-t-il fait remarquer. «En tant que responsable d’une Eglise orthodoxe, je peux les comprendre. Pendant de nombreuses années, les Eglises orthodoxes membres du COE se sont senties un peu isolées, à la périphérie de la vie et du travail du COE», a-t-il expliqué. «Elles ont fait des déclarations séparées en d’importantes occasions. Je crois que le moment est venu de sortir les Eglises orthodoxes de cette situation psychologique, politique ou théologique, et de les intégrer à part entière dans la communauté du Conseil oecuménique des Eglises.»

Après avoir souligné que les différends «familiaux» entre les Eglises orthodoxes et les Eglises protestantes – qui composent la majorité des 332 Eglises membres – ne sont pas nouveaux, le catholicos Aram I a toutefois admis qu’ils se sont récemment amplifiés. (apic/eni/pr)

3 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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