Premiers signes d’impatience chez les catholiques zurichois

Coire: 4 mois et demi après l’arrivée e Mgr Grab à Coire, le conflit n’est pas terminé

Zurich, 11 janvier 1999 (APIC) Quatre mois et demi après l’installation de Mgr Amédée Grab sur le siège épiscopal de Coire, les premiers signes d’impatience apparaissent chez les catholiques zurichois, peut-on lire lundi dans la très radicale Nouvelle Gazette de Zurich.

La «Neue Zurcher Zeitung» (NZZ) écrit que du côté des catholiques zurichois, où l’on avait mis beaucoup d’espoir dans les capacités de Mgr Grab à combler les fossés surgis durant la période de son peu apprécié prédécesseur Mgr Wolfgang Haas, l’on attend «avec une impatience croissante» des signaux clairs. L’on veut maintenant savoir comment Mgr Grab entend résoudre les questions encore ouvertes du diocèse de Coire. Le conflit n’est en tous cas pas encore terminé, déclare à la NZZ Markus Arnold, président du Synode catholique-romain du canton de Zurich.

Les problèmes ne sont de loin pas encore résolus avec une nouvelle personne à la tête du diocèse, analyse Markus Arnold, président du parlement de l’Eglise zurichoise. Les anciens opposants à Mgr Haas, chez lesquels Markus Arnold relève un grand besoin d’harmonie, attendent des signaux clairs en provenance de Coire. Les premières décisions du nouvel évêque en matière de personnel, qui sont en fait une confirmation de la politique du personnel de son prédécesseur, Mgr Wolfgang Haas, les inquiètent beaucoup. Et de mentionner en particulier la «manifestation de confiance dans l’homme de l’Opus Dei qu’est Peter Rutz» confirmé comme responsable du séminaire de Coire, la nomination de Vitus Huonder comme vicaire général, la confirmation de Christoph Casetti, auquel les catholiques zurichois n’avaient en son temps mis aucun local à disposition au vicariat général de Zurich.

Malgré ses talents diplomatiques, Mgr Grab est dans une position difficile

L’on reconnaît que Mgr Amédée Grab, connu pour ses talents diplomatiques, est dans une situation difficile. A l’évidence, le nouvel évêque ne peut pas, juste en entrant en fonction, prendre des mesures du même genre que celles de son prédécesseur, qui avaient à l’époque offensé une grande partie des fidèles. En même temps, Mgr Grab est tenu d’agir, étant donné la précarité de la situation financière du diocèse de Coire, souligne Markus Arnold, et le diocèse a un urgent besoin de la contribution des catholiques zurichois. Cette contribution avait été suspendue à l’époque en raison du grave différend avec Mgr Haas. Le Synode devra décider, probablement ce printemps ou au début de l’été, si les contributions pour le diocèse seront à l’avenir à nouveau versées directement dans la caisse diocésaine à Coire. Pour ce faire, le Synode doit révoquer une décision de juin 1990.

Le doyen Martin Kopp, du décanat Zurich-Albis, rappelle pour sa part que Mgr Grab n’a encore nommé aux place importantes du diocèse aucune personne qui était réputée sceptique face à Mgr Haas. A Zurich, Mgr Peter Henrici, l’un des deux évêques auxiliaires de Coire, se dit par contre persuadé que Mgr Grab va faire face aux grandes tâches diocésaines – le manque de prêtre et le nécessaire toilettage de structures administratives devenues avec le temps trop lourdes – doucement, avec la manière calme qui le caractérise. Pour Mgr Henrici, le nouvel évêque ne plante pas de «clous symboliques» seulement pour que l’on voie qu’il se passe quelque chose.

Mgr Grab, ancien évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, a été installé le 23 août dernier sur le siège de Coire, après que le Vatican eût déplacé Mgr Wolfgang Haas sur le siège de l’archevêché de Vaduz, au Liechtenstein, créé tout exprès pour lui. (apic/nzz/job/be)

11 janvier 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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