Coire: L’Eglise cantonale des Grisons réclame à son tour le départ de Mgr Wolfgang Haas
Coire, 4 avril 1997 (APIC) L’exécutif de l’Eglise catholique du canton des Grisons réclame à son tour le départ de Mgr Wolfgang Haas de l’évêché de Coire. Dans une lettre ouverte qui occupe une pleine page de l’édition de vendredi du quotidien grison (BZ), la Commission administrative de l’Eglise cantonale reproche à Mgr Haas ses déclarations considérant les collectivités ecclésiastiques comme contraires au droit et ses intentions de créer une .
L’évêque de Coire a à plusieurs reprises, du point de vue du droit canonique, mis en doute la légitimité des paroisses ecclésiastiques et les a qualifiées de >. Avec cette réaction sans ambages de l’exécutif de l’Eglise cantonale des Grisons, qui a toujours essayé de jouer un rôle de médiateur entre l’évêque et les fidèles grisons, c’est l’un des derniers bastions de l’évêque qui est tombé, commente la . D’après son président, les pressions étaient devenues toujours plus fortes sur la Commission pour qu’elle réagisse face à la dégradation de la situation dans le diocèse.
Encouragement à ne plus payer l’impôt ecclésiastique aux paroisses
L’exécutif de l’Eglise cantonale reproche à Mgr Haas de laisser entendre que les catholiques qui ne veulent plus payer leurs impôts ecclésiastiques à leur paroisse devraient le faire directement à la caisse diocésaine. Dans leur lettre ouverte, les membres de la Commission déplorent également que Mgr Haas utilise son porte-parole, le chanoine Christoph Casetti, pour apaiser ses propres déclarations qui sèment le trouble dans l’opinion publique. En outre Mgr Haas, affirme la lettre ouverte, a laissé le chanoine Casetti dire que les membres de la Conférence des évêques suisses ainsi que le nonce apostolique Mgr Karl-Josef Rauber, avaient monté un complot contre l’évêque de Coire. La Commission rejette de telles allégations comme .
L’exécutif, qui justifie historiquement l’existence des corporations ecclésiastiques, est d’avis qu’elles ne peuvent pas être remises en cause pour avoir critiqué la façon de diriger le diocèse dans certains domaines cruciaux. Les corporations ecclésiastiques, estimant compréhensible d’avoir un certain droit de participation, ne veulent pas être de simples




