Coire: Mgr Grab devrait changer les responsables du séminaire et du «lauretanum»

Les personnalités proches de Mgr Haas dans le collimateur

Coire, 18 janvier 1999 (APIC) Après avoir écarté de la direction du diocèse de Coire les chanoines Christoph Casetti et Walter Niederberger, Mgr Amédée Grab devrait également changer les responsables du séminaire St-Luzi et du «lauretanum», l’année de préparation avant le séminaire, écrit dans son édition de samedi le quotidien «Die Südostschweiz». Les personnalités proches de Mgr Wolfgang Haas, l’ancien évêque conservateur de Coire, seraient dans le collimateur.

Interrogé par le journal de Coire, le chanoine Vitus Huonder, confirmé au poste de vicaire général pour les Grisons, a estimé que la mise à l’écart du Conseil épiscopal des chanoines Casetti et Niederberger avait quelque chose à voir avec «leur comportement dans le passé». Ils passent pour des personnalités très proches de Mgr Wolfgang Haas, l’ancien évêque de Coire déplacé sur le siège de l’archevêché de Vaduz créé tout exprès pour lui.

Le chanoine Huonder précise que le nouveau Conseil presbytéral du diocèse, qui devrait débuter ses travaux au printemps, demandera sans aucun doute des changements également au séminaire de St-Luzi à Coire. Certes, admet-il, le Conseil presbytéral n’a qu’une fonction consultative, mais son opinion compte beaucoup. «L’évêque prend évidemment très au sérieux les recommandations du Conseil presbytéral», commente le chanoine Huonder.

Il est sûr et certain, écrit le journal grison, que l’une des premières interventions du Conseil presbytéral sera d’exiger que soient relevés de leurs fonctions tant le responsable du séminaire, l’abbé Peter Rutz, de l’Opus Dei, que celle d’un autre fidèle de Mgr Haas, l’abbé Martin Grichting, directeur du «lauretanum».

Retour de balancier nécessaire, mais seulement jusqu’au «juste milieu»

Le quotidien de Coire estime que les personnes qui ont la réputation d’avoir été proches de Mgr Haas doivent désormais craindre pour leur poste. Que l’on ait quelque chose de solide contre les personnes concernées est ici secondaire. Ce qui est décisif dans ce cas là – ce qu’on a toujours reproché à Mgr Haas -, c’est leur opinion en matière de politique ecclésiale. Pourtant, poursuit le commentateur Olivier Berger, on risque ainsi de brusquer ceux qui s’étaient rangés ces dernières années derrière Mgr Haas. Dans de telles circonstances, met en garde le journal, parler d’un nouveau départ dans le diocèse de Coire serait «cynique». Le journaliste craint de ce fait que l’histoire ne se répète, mais dans le sens contraire. Pour Olivier Berger, un retour de balancier est certes nécessaire, mais seulement jusqu’au «juste milieu». (apic/kipa/job)

18 janvier 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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