Chercher ensemble des solutions à la crise dans le diocèse
Coire: première session de la Diète des catholiques grisons (060694)
Coire, 6juin(APIC) La diète des catholiques grisons a tenu sa première
séance samedi à Coire. Les représantants des paroisses, les prêtres, les
religieux, les assistants pastoraux et les laïcs ont ouvert le débat sur
les problèmes pastoraux dans le canton des Grisons. Des discussions appelées à se prolonger lors de quatre sessions qui auront lieu durant les deux
prochaines années.
En ouverture de la séance, le doyen Guisep Quinter a répété que la diète
n’était dirigée ni contre la hiérarchie, ni contre Mgr Haas qui a décliné
l’invitation qui lui était faite, estimant que ce rassemblement n’était pas
conforme aux normes canoniques.
100 des 131 paroisses que compte le canton des Grisons ont envoyé des
délégués à cette diète ce qui représente 76 des 86’000 catholiques du canton. Le curé Albert Gasser a remarqué que pour la première fois depuis très
longtemps on avait repris en Suisse le terme de diète. Ce terme caractérise
bien la volonté d’une large discussion et collaboration de la base. Il ne
s’agit pas d’un synode puisque la convocation n’émane pas de l’autorité ecclésiale, mais le souci pastoral reste premier.
Lors de la célébration de la parole, Mgr Paul Vollmar, évêque auxiliaire, a centré son homélie sur l’image du chemin. La diète est une initiative
courageuse qui peut conduire les croyants ensemble sur le chemin et redonner l’espoir, a-t-il remarqué.
Parlant de la place des femmes dans l’Eglise, Imelda Cott-Elmer a estimé
que la question de l’ordination des femmes devait rester dans les tractanda
de l’assemblée, malgré la récente lettre du pape. Le Synode 72 avait déjà
demandé de se pencher sur le diaconat féminin, rappelle-t-elle. L’oratrice
souhaite une présence renforcée des femmes dans toutes les instances de
conseil et de décision.
Joseph Pfammatter, professeur à la Faculté de théologie de Coire, a précisé les limites du pouvoir de la diète. Il ne s’agit pas d’une assemblée
délibérative (synode), mais uniquement d’un organe consultatif. Mais cette
diète reste une chance extaordinaire pour chercher ensemble des solutions
aux problèmes actuels et trouver le moyen de marcher ensemble sur la route.
En cas de conflit, un dialogue vaut toujours mieux que pas de dialogue du
tout, a -t-il conclu.
Questionné lors de la Conférence de presse des évêques suisses, Mgr Peter Henrici, évêque auxiliaire de Coire, résidant à Zurich, a expliqué
avoir essayé de faire de la diète un véritale événement ecclésial. Mais
l’intiative prise par quelques doyens et un groupe de fidèles était déjà
trop avancée pour changer d’orientation. C’est pourquoi Mgr Paul Vollmar a
été désigné uniquement pour accompagner la discussion et ne peut y tenir
une position de direction ou de responsabilité. (apic/oe/mp)



