Le cardinal Meisner, archevêque de Cologne, ouvre les JMJ
Cologne: La morale est le revers de la médaille de la foi
Rome, 16 août 2005 (Apic) Pour le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne, l’Eglise «n’est pas là pour fabriquer de la morale», mais la morale va de paire avec la foi. Tels ont été ses propos à l’occasion d’une conférence de presse d’ouverture des JMJ, tenue à Cologne le 16 août 2005.
«La morale est le revers de la médaille de la foi», a déclaré le cardinal Meisner, ce sont «les deux faces d’une même pièce «. Il était interrogé par des journalistes sur la réponse de l’Eglise au fait que de nombreux jeunes qui se disent religieux semblent ne pas adhérer à la morale catholique, notamment en matière de sexualité.
Mais «l’Eglise n’est pas là pour fabriquer de la morale», a précisé l’archevêque de Cologne. «Les JMJ ne prendront pas position contre telle ou telle chose», a-t-il expliqué, ajoutant toutefois que Benoît XVI pourrait évoquer des questions éthiques lors de son voyage. «Les jeunes prennent cela au sérieux, même s’ils ne peuvent pas tout résoudre de A à Z».
Le cardinal allemand a expliqué que les JMJ avaient avant tout pour objectif de donner «le goût de Dieu aux jeunes», et qu’ainsi «tout ce qui n’est pas Dieu perd de sa saveur».
«On ne peut pas reprocher à l’Eglise de montrer son profil» et «l’Eglise est l’une des rares institutions à le montrer dans ce domaine», a pour sa part affirmé Mgr Josef Clemens, secrétaire du Conseil pontifical des laïcs, également présent à la conférence de presse. Pour lui, les JMJ sont «une occasion» pour l’Eglise «de présenter sa morale» et «aucun bon exemple ne sera perdu».
Mission de l’Eglise et statistiques
Pour l’évêque allemand en poste à Rome, «l’éthique chrétienne ne concerne pas seulement la sexualité, mais est «une entité, un bâtiment complet, avec des personnes donnant l’exemple par leur vie, qu’elle est possible, viable, source de joie et d’épanouissement interne». Mgr Clemens s’est aussi dit «profondément convaincu que plus d’un jeune réfléchit durant sa vie a ces questions», notamment après l’échec d’une relation.
«La mission de l’Eglise ne se joue pas dans les statistiques, mais dans la parole et dans l’exemple», qui trouvent leur inspiration dans le Christ, a-t-il encore fait remarquer.
Interrogé sur la baisse du nombre de vocations sacerdotales dans l’Eglise, le cardinal Meisner a admis que les vocations diminuaient en Allemagne comme dans tous les pays industrialisés, mais que l’accent allait être mis dans la pastorale de l’Eglise en faveur des vocations. Ainsi, le pape a-t-il décidé de rencontrer vendredi 19 août quelque 6000 séminaristes présents aux JMJ. (apic/imedia/ar/pr)



