Grèves et protestations se multiplient dans le pays

Colombie: A moins de dix jours d’un scrutin déjà joué, la tension monte

Bogota, 21 mai 2006 (Apic) A moins de dix jours des élections présidentielles du 28 mai, les agitations et les désordres augmentent dans plusieurs départements colombiens.

Les guérilleros des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie ), fermement opposés à une probable victoire du président sortant Alvaro Uribe, tentent y compris par la violence de rendre ces élections peu crédibles.

Une grève du secteur judiciaire, qui réclame des augmentations de salaires, est en cours depuis 8 jours ; des milliers de procès sont bloqués et il est pratiquement impossible pour la police de valider les arrestations; les détenus remplissent les casernes des forces de l’ordre.

Cette grève empêche également le choix de magistrats devant être chargés de travailler pour les élections. Sont également en grève les employés de la morgue du Centre national de médecine légale.

Dans plusieurs villes, Bogota, Calí et Medellín, des habitants ont manifesté dans les rues pour demander la restitution de cadavres de leurs conjoints décédés dans des accidents ou des violences et qui attendaient les autopsies. Près de 4’000 travailleurs des mines de charbon des régions septentrionales et 18’000 ouvriers agricoles de la zone bananière d’Urabá (fief des paramilitaires d’extrême droite) se sont unis aux protestations.

Dans le Sud du pays, la mobilisation de milliers d’indigènes du Cauca contre le Traité de libre-échange signé avec les Etats-Unis se poursuit. Ils contestent également les opérations de fumigation des champs de coca, qui sont un moyen de survie pour de nombreuses familles, en l’absence de cultures alternatives. (apic/misna/pr)

21 mai 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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