Colombie: Appel de l’Eglise pour un dialogue d’urgence entre le gouvernement et la guérilla
Bogota, 20 juillet 1999 (APIC) Après l’annonce de la remise «à une date indéterminée» du dialogue programmé entre le gouvernement et la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), la conférence épiscopale colombienne a adressé aux deux parties un appel à renouer le dialogue.
«On est en train de désespérer de ce processus, et c’est pourquoi il est urgent que le gouvernement et les FARC cherchent de nouvelles voies pour parvenir à la paix. La paix est l’unique chemin, l’unique issue sur laquelle nous devons tabler», a déclaré Mgr Alberto Giraldo Jaramillo, président de la Conférence épiscopale.
Le gel des conversations, qui auraient normalement dû reprendre dimanche dernier, est dû à de profondes divergences concernant la constitution et le rôle de la «Commission internationale d’accompagnement» chargée de veiller à la bonne marche du processus de paix.
Pour les FARC, celle-ci doit jouer un rôle d’observateur, sans plus, tandis que le gouvernement souhaite que la nouvelle institution ait le pouvoir d’intervenir et de blâmer ceux qui ne respectent pas l’accord. «Personne d’autre que le FARC n’est à même de mesurer et d’évaluer les actions de la FARC», ont fait savoir ses responsables.
«Il n’est pas possible de continuer à décevoir les Colombiens, qui attendent avec anxiété une reprise sérieuse des conversations et l’avènement de la paix», a protesté Mgr Giraldo, alors que les combats entre troupes des FARC et forces militaires gouvernementales s’intensifient jusqu’aux abords de la capitale, Bogota. (apic/cip/aci/pr)



