obstacle à la reprise des négociations de paix avec les FARC
Colombie: La Commission Internationale de Vérification, dernier
Le président de la Conférence épiscopale plaide pour la patience
Bogota, 26 juillet 1999 (APIC) La mise sur pied d’une Commission Internationale de Vérification dans la «zone de distension» entre la guérilla et l’armée colombienne, semble être le dernier obstacle à la reprise des négociations de paix entre le gouvernement et les rebelles des FARC. Face au processus de paix «confus» en cours, Mgr Alberto Giraldo Jaramillo, président de la Conférence épiscopale de Colombie, a lancé un appel à la patience.
Pour l’heure, Raul Reyes, l’un des négociateurs des Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (FARC), continue de rejeter la mise en place d’une Commission internationale de Vérification dans la zone de «distension», une condition pourtant mise par le gouvernement colombien pour reprendre des pourparlers de paix actuellement au point mort. Le président Andrés Pastrana a déjà une liste prête, qui pourrait comprendre des personnalités d’audience internationale comme l’ancien secrétaire de l’ONU Javier Perez de Cuellar, l’ex-Premier ministre espagnol Felipe Gonzalez ou l’ex-président du Costa Rica, Oscar Arias. Ces «vérificateurs» devraient toutefois être agréés par la guérilla.
Les rebelles colombiens rappelés à l’ordre
Mgr Giraldo Jaramillo, archevêque de Medellin, a pour sa part averti les citoyens, les autorités et les guérilleros qu’ils devront avoir la patience nécessaire pour ramener la paix dans le pays. Le dialogue entre le gouvernement du président Andrés Pastrana et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) sera «long et complexe», et c’est pourquoi «patience» doit en être le mot clef, a-t-il déclaré dans un nouvel appel. Ce dernier vient s’ajouter à ceux lancés de toutes parts, dans l’Eglise et au-delà, pour que chacun garde raison et sérénité dans les moments de tensions que traverse le pays depuis que les FARC, la principale guérilla de Colombie, ont, pour la seconde fois, interrompu unilatéralement les pourparlers de paix.
Ces derniers jours, le prélat avait adressé de sévères monitions aux rebelles, leur demandant de prendre conscience qu’»il y a une limite à tout» et de renoncer à leurs attentats pour être à la hauteur des attentes mises dans la négociation. (apic/tiempo/aci/cip/be)



