Les assassinats se multiplient à l’approche des élections
Colombie: La violence? Le pays ne connaît que cela
Bogota, 26 octobre 2007 (Apic) La liste des candidats aux élections régionales de dimanche prochain qui ont été tués depuis le début de l’année est montée à 29 – plus de 32 selon d’autres sources -, dont neuf la semaine dernière, dans le cadre d’une vague de violence qui a également entraîné dans sa folle spirale un journaliste et son assistant, assassinés à Cali pour des raisons qu’on ignore encore, indique l’Agence Misna.
Le Bureau des droits civils (’Defensoría del pueblo’) a mis en garde 403 des 1098 communes du pays contre le risque d’attaques et d’intimidations de la part de la guérilla et des paramilitaires : c’est pourquoi l’organisme a demandé au gouvernement de suspendre la mesure qui oblige les électeurs à garder l’encre sur l’index droit après avoir voté, «afin de prévenir les représailles à l’encontre des citoyens qui exercent leur droit», lit-on dans le communiqué.
La police a entre temps fait part de l’enlèvement, mercredi, d’un candidat à l’assemblée législative du département central de Tolima, dont on serait sans aucune nouvelle. Pendant ce temps, la Fédération colombienne des Journalistes (Fecolper) a communiqué que Carlos Alberto Jaramillo, reporter pour plusieurs quotidiens locaux, et son collaborateur Julio César García, ont été tués à Palmira par des hommes armés non identifiés qui ont tiré sur leur voiture.
Tous deux se rendaient à un événement sportif qu’ils devaient couvrir. Le nombre des opérateurs de l’information assassinés cette année en Colombie passe ainsi à quatre. (apic/misna/pr)



