Colombie: Militaires des Etats-Unis combattent aux côtés des forces armées colombiennes
Militaires «Us Army» dans la région du Caguán
Bogota, 26 février 2002 (APIC) Des militaires des Etats-Unis ont combattu aux côtés des forces armées colombiennes lors de la prise de San Vicente du Caguán, la commune de l’ancienne zone de détente démilitarisée occupée par les FARC. Un soldat portant l’insigne ’Us Army’ a été photographié, en train de combattre aux côtés de militaires colombiens.
Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie), la guérilla colombienne à qui l’on attribue l’enlèvement d’Ingrid Betancourt, candidate à la présidence de la Colombie, s’étaient vu attribuer un territoire grand comme la Suisse en vue de faciliter le processus de paix, rompu ces jours par le gouvernement de Pastrana.
L’information, qui a fait l’effet d’une bombe dans l’opinion publique colombienne, a été donnée à Bogota par Horacio Serpa, candidat du Parti Libéral aux présidentielles du 26 mai prochain. Les milieux de l’opposition relèvent que cette découverte en dit long sur la réelle volonté d’engager un processus de paix par le président Pastrana, soutenu et conseillé par les Etats-Unis qui n’ont pour solution du conflit qu’une réponse armée.
Dans une interview accordée à la radio ’Caracol’, Serpa a confirmé indirectement l’authenticité d’une photographie, publiée dernièrement par un quotidien de Bogota, où l’on voit un militaire avec l’insigne ’Us Army’ sur l’uniforme aux côtés des troupes régulières colombiennes durant l’occupation de San Vicente.
Serpa s’est déclaré scandalisé par l’implication de troupes étrangères dans les opérations de récupération de l’ancienne zone neutre et a invité le président Andres Pastrana à fournir des explications détaillées sur cette affaire.
Pour l’heure, la candidate à l’élection, Ingrid Betancourt, demeure en course pour la présidentielle de mai. Une loi votée en décembre dernier permet en effet à des candidats qui seraient retenus comme otages par des groupes rebelles de rester en lice pour les élections. Et même d’être élu.
En plus de la candidate indépendante, plusieurs congressistes sont encore et toujours otages des forces rebelles: Consuelo Gonzales, Orlando Beltran, Luis Perez et Jorge Ediardo Geche, tous issus des rangs libéraux, ainsi que le conservateur Oscar Lizcano. (apic/pr)



