Colombie: Réaction du cardinal Sáenz après la dépénalisation de l’avortement
«L’Eglise sanctionne cet acte par l’excommunication»
Bogotà, 16 mai 2006 (Apic) Après la récente sentence de la Cour Constitutionnelle de la Colombie, dépénalisant l’avortement dans le pays, le cardinal Pedro Rubiano Sáenz, archevêque de Bogotà, a émis un communiqué dans lequel il rappelle que «l’Eglise sanctionne ce crime par la peine de l’excommunication immédiate».
Le cardinal rappelle que «l’Eglise a la responsabilité d’intervenir dans la vie publique pour protéger et promouvoir la vie humaine et la dignité de la personne», en outre «le principe de la défense de la vie humaine depuis l’instant de la conception jusqu’à la mort naturelle, est inscrit dans la nature humaine, la foi le confirme, et est inviolable».
Pour le cardinal l’avortement représente «l’assassinat délibéré de l’enfant dans le ventre de sa mère». Aussi, ajoute-t-il, l’Eglise le sanctionne «par la peine de l’excommunication immédiate (cf. canon 1398)».
Le cardinal Rubiano Sáenz rappelle que, selon la Constitution colombienne, «la finalité de la loi est le bien de chaque être humain» et bien que l’avortement ait été dépénalisé par la Cour, cela ne «change ni la gravité du fait ni le jugement moral». La loi n’est pas toujours morale et les croyants doivent être clairement conscients que «l’avortement continue à être un crime, même dans le domaine civil». (apic/fides/pr)



