Demander aux Colombiens de contribuer à la paix avec leurs idées
Colombie: Représentants du gouvernement et des FARC ensemble face au public
Bogota,
(APIC) Le gouvernement colombien et la guérilla des Forces Armées révolutionnaires de Colombie (FARC) se sont assis dimanche à la même table, au cours d’une conférence de presse, pour réaffirmer ensemble leur volonté de faire avancer les négociations de paix.
Les représentants des deux parties, rassemblés dans la région de «Los Posos, près de la municipalité de San Vicente del Caguan, un territoire situé dans la zone démilitarisée, se sont montrés optimistes sur le processus de paix engagé il y a un an. Ils demandent au pays d’y contribuer avec ses idées pour mettre fin au conflit armé qui ravage le pays depuis 30 ans.
Le décret présidentiel faisant de cette zone de 42’000 kms2 une zone démilitarisée a été prolongé de 6 mois en fin de semaine dernière par le président colombien Pastrana. La décision de maintenir les forces publiques hors de ce territoire où circule librement la guérilla a été rendue publique par la «Haut commissaire pour la paix», Victor Ricardo, quelques heures avant le début de la conférence de presse.
Les délégués de l’Exécutif des FARC, le plus important groupe de guérilla en Colombie qui a initié un processus de dialogue il y a un an, ont expliqué que cette action s’inscrivait dans le cadre des «Audiences publiques», créées pour tenter de faire participer le peuple colombien au dialogue et aux négociations.
La conférence de presse, transmise en direct par la télévision et la radio, a duré près d’une heure. Les 9 négociateurs nommés par le gouvernement et les FARC, ainsi que les 18 représentants du «Comité thématique national», principal coordinateur des «Assemblées publiques», étaient présents à San Vicente del Caguan.
L’objectif de la conférence était notamment d’expliquer ce que les citoyens colombiens pouvent apporter comme contributions au processus de négociations engagé dans le cadre des «Audiences publiques».
Porte-parole des FARC, Raoul Reyes, a cependant admis qu’aucune évolution significative n’avait été enregistrée sur les différentes points mis au programme des négociations.
Le processus de paix engagé entre les FARC et le gouvernement se poursuit parallèlement avec celui amorcé après les Accords de Mayence entre la société civile colombienne et l’Armée de libération nationale (ELN, la seconde force insurrectionnelle du pays. (apic/ag/tg/pr)



