Colombie: Répression contre les indigènes: lettre de Perez Esquivel à Uribe
«Stop à la répression»
Bogota, 26 octobre 2008 (Apic) «Nous exigeons du gouvernement et de son président Álvaro Uribe la fin de la répression et le respect des peuples indigènes, de leurs terres, de leurs droits, de leur identité, de leurs valeurs et de leur spiritualité».
Le prix Nobel de la paix argentin Adolfo Pérez Esquivel est intervenu en faveur des peuples indigènes, protagonistes de la vaste mobilisation pour la terre et contre la violence dont ils sont victimes, avec une lettre transmise au président colombien Alvaro Uribe dans laquelle il a condamné la riposte violente de l’exécutif.
«La répression policière brutale et inconcevable contre la protestation indigène, dénommée ’minga’ (à savoir journée communautaire pour la résistance), confirme encore une fois un esprit belliqueux et peu enclin au dialogue», écrit Esquivel, ajoutant que «les droits humains des peuples indigènes sont systématiquement violés par le gouvernement».
Le Nobel a également rappelé qu’au cours d’une récente visite en Colombie, il est «entré en contact avec la terrible situation de violence et d’intimidation affectant de nombreux défenseurs des droits sociaux et les différentes communautés indigènes»; le Tribunal permanent des peuples, qui s’est récemment réuni dans le pays, a lui aussi «rapporté de nombreux témoignages et des informations relatives aux violations continuelles subies par les populations indigènes». (apic/misna/pr)



