Colombie: Uribe confirme son «niet» à une zone neutre

Le sort des otages une nouvelle fois au second plan

Bogota, 22 août 2007 (Apic) La Colombie est encore loin d’un accord en vue d’un règlement humanitaire pour la libération des otages aux mains des Farc et plus généralement d’une paix. Le président Uribe a réaffirmé son «niet» à une zone neutre» de démilitarisation en vue de trouver un accord.

«Le petit jeu de la zone neutre est terminé», a déclaré sèchement le président Alvaro Uribe, de plus en plus critiqué dans sa gestion du dossier des otages. Il redit en fait son refus à la démilitarisation d’une aire de 800 kilomètres carrés au sud-ouest du pays, comprenant les communes de Florida et de Pradera: une requête des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) afin d’y accueillir les négociations sur la libération de leurs otages.

L’intransigeance du président Uribe efface les espoirs d’un règlement de la question des otages. Intervenant lors d’une réunion syndicale à Bogotá, le président a qualifié les Farc «de terroristes hitlériens», exigeant de la guérilla la restitution des cadavres des 11 députés du Valle, décédés en des circonstances encore obscures le 18 juin dernier: selon la guérilla, la mort des parlementaires aurait été causée en raison d’un échange armé confus entre eux et l’armée régulière, dans le camp où ils étaient retenus prisonniers par les guérilléros.

L’intervention d’Alvaro Uribe intervient moins de 24 heures après l’appel lancé par le président vénézuélien Hugo Chávez – lors de sa rencontre avec un groupe de proches des otages à Caracas – au chef de l’État colombien lui-même et au chef suprême et fondateur des Farc, Manuel ’Tirofijo’ Marulanda, afin qu’ils «facilitent» la conclusion d’un accord humanitaire qui permette la libération des otages.

Dans le cadre de ce même appel, Hugo Chávez, attendu à Bogotá le 31 août, avait invité Alvaro Uribe à démilitariser l’aire de Florida et de Pradera. (apic/misna/pr)

22 août 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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