Canada: Après des attaques contre des synagogues, un blog pour favoriser le dialogue entre jeunes
Combattre les côtés sombres des réseaux sociaux
Montréal, 7 février 2011 (Apic) Après que plusieurs établissements juifs, dont quatre synagogues, aient été visés par des actes de vandalisme en janvier dernier à Montréal, un rabbin, un imam et un prêtre se sont unis pour créer un blog afin de combattre l’antisémitisme et l’extrémisme qui sévissent sur la toile au Canada. Selon le prêtre montréalais John Walsh, un tel blog, dont la mise en route est prévue d’ici deux mois, devrait permettre aux jeunes d’échanger «au-dessus des débats religieux».
Le projet est mené conjointement par le Père John Walsh, l’imam Zijad Delic, de Colombie-Britannique, et le rabbin Abraham Cooper, du Centre Simon Wiesenthal, de Toronto. Ce dernier a publié un rapport intitulé «Le terrorisme digital et la haine en 2011: le pouvoir des réseaux sociaux». Le rabbin Cooper est depuis plusieurs décennies un fervent activiste en faveur de l’Etat d’Israël.
Cibler les extrémistes qui dénigrent les minorités religieuses à travers le monde
Le rabbin Cooper y affirme que les sites internet, les réseaux sociaux et leurs utilisations au Canada servent de levier pour les extrémistes qui dénigrent les minorités religieuses à travers le monde. Afin d’étayer ses dires, le rabbin Cooper a répertorié une cinquantaine de pages de Facebook, des sites internet et des vidéos disponibles sur YouTube qui font la promotion de l’antisémitisme. Des pages où est inscrit «Fuck Islam», «Kill a Jew Day» ou encore, une vidéo sur YouTube qui montre comment reconfigurer son téléphone pour le faire détonner.
«Nous voulons nous concentrer sur les côtés sombres des réseaux sociaux. Il y a des millions de pages qui sont disponibles à tous. Les propriétaires de ces réseaux doivent d’ailleurs être plus proactifs pour contrer ces messages», a estimé le Rabbin Cooper, cité par Josianne Desjardins, de l’agence de presse canadienne bilingue QMI. «On ne naît pas avec la haine… elle se développe. Nous n’avons pas la moindre idée de ce que nos jeunes regardent sur la toile, mais ils sont curieux. Ils sont les premiers visés par cette promotion de l’antisémitisme». (apic/com/be)



