«Combien le plein de sens?»

Neuchâtel: Campagne des Eglises en faveur de la contribution ecclésiastique

Neuchâtel, 10 septembre 2010 (Apic) Les Eglises réformée, catholique romaine et catholique chrétienne du canton de Neuchâtel ont pris l’exemple du plein d’essence pour sensibiliser leurs fidèles à l’importance de la contribution ecclésiastique. «Avec un plein d’essence par semaine, les conducteurs déboursent souvent plus de 3’000 francs par année pour leurs déplacements. Combien sont-ils prêts à consacrer pour réfléchir au sens de leur vie et à leur vie spirituelle ?», ont-elles lancé le 10 septembre lors d’une conférence de presse.

«Combien le plein de sens?». C’est avec un logo sur lequel ce slogan surplombe un jerricane d’essence que les Eglises ont voulu rendre leurs membres attentifs aux coûts occasionnés par leurs initiatives pastorales. L’image est complétée par cet appel: «Les Eglises préservent votre environnement spirituel / Merci de payer votre contribution ecclésiastique».

La contribution ecclésiastique, ont rappelé les Eglises lors de leur rencontre avec les médias à Neuchâtel, leur permet de «continuer à proposer des espaces de réflexion, de soutien et de prière aux Neuchâtelois». C’est pourquoi elles incitent ces derniers à contribuer à la hauteur de leurs moyens au maintien de cette offre. «S’il est logique pour les Neuchâtelois de faire le plein d’essence de leur véhicule et d’y consacrer les moyens financiers nécessaires, il est des besoins qui bénéficient de moins d’attention. C’est le cas des questions existentielles et spirituelles qui passent souvent au second plan tant dans les préoccupations que financièrement», ont affirmé les Eglises reconnues.

Celles-ci ont rappelé que dans tout le canton de Neuchâtel, elles proposent «des lieux de soutien, d’écoute et de réflexion». Elles organisent tout au long de l’année, «des moments de retraites, de formation biblique et des célébrations religieuses pour permettre aux Neuchâtelois de trouver des espaces de paix et de spiritualité dans le monde d’aujourd’hui». Enfin, elles proposent «gratuitement leur présence à quiconque souhaite réfléchir à sa vie, à sa foi ou est confronté à des situations de rupture».

Si elle est gratuite, cette présence n’est toutefois pas sans coûts, ont rappelé les Eglises, qui doivent trouver un financement pour «permettre aux agents pastoraux, pasteurs ou prêtres de vivre et d’exercer leur ministère». Elles ont souligné qu’elles dépendaient grandement «de la générosité des Neuchâtelois au travers de la contribution ecclésiastique transmise par l’Etat en même temps que les impôts».

Encadré:

Un budget de plus de 4,5 millions de francs

Les contribuables neuchâtelois qui se sont déclarés membres d’une des trois Eglises reconnues reçoivent de l’Etat un bordereau pour leur contribution ecclésiastique, avec deux bulletins de versement vierges. Le fidèle peut ensuite payer intégralement ou partiellement, ou même ignorer l’appel.

Les catholiques du canton de Neuchâtel contribuent chaque année pour un montant d’un peu plus de 3,3 millions de francs, informe Bernard Jordan, administrateur de la Fédération catholique romaine neuchâteloise. Cette somme se révèle cependant insuffisante pour assumer un budget annuel de plus de 4,5 millions de francs.

(apic/com/bb)

10 septembre 2010 | 15:00
par webmaster@kath.ch
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