La question du salut a longtemps séparé catholiques et protestants (Photo:Ian Britton/Flickr/<a href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/legalcode" target="_blank">CC BY-NC 2.0</a>)
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La question du salut a longtemps séparé catholiques et protestants (Photo:Ian Britton/Flickr/CC BY-NC 2.0)

La Communion mondiale d'Eglises réformées rejoint la Déclaration commune sur la justification

04.07.2017 par I.MEDIA

Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, représentera le Saint-Siège, le 5 juillet 2017, lors d’une rencontre œcuménique, a annoncé le Secrétariat pour la communication le 3 juillet. Il s’agit de la signature par la Communion mondiale des Églises réformées à Wittenberg, au nord de l’Allemagne, de la Déclaration commune entre catholiques et protestants, sur la justification par la foi.

Après trente ans de débats théologiques, catholiques et luthériens étaient parvenus à signer ensemble, en 1999, une déclaration commune sur la justification par la foi. Ce document avait permis de répondre à une des principales oppositions entre les deux confessions chrétiennes, rejointes en 2006 par le Conseil méthodiste mondial.

L’épineuse question du salut

Cette déclaration d’Augsbourg visait à répondre à une des principales critiques de Martin Luther contre l’Eglise catholique. Pour le moine allemand, le salut venait uniquement de Dieu, car l’homme ne mérite en rien sa grâce. Seule la foi peut donc le sauver.

Dans la déclaration, catholiques et protestants se disaient en accord sur le fait que le salut vient de Dieu. Le document de 1999 venait ainsi souligner: “Nous confessons ensemble que la personne humaine est, pour son salut, entièrement dépendante de la grâce salvatrice de Dieu”.

Pour les catholiques, l’homme peut coopérer à son salut

Cependant, pour Rome, l’homme peut aussi participer, par ses œuvres, au rachat de ses péchés. Les points de divergence n’étaient pas oubliés dans le texte. Ainsi, pour les catholiques, l’homme peut coopérer “à l’agir justifiant de Dieu” par une action de grâce qui vient de Lui. Pour les luthériens, au contraire, “la personne humaine est incapable de coopérer à son salut car elle s’oppose en tant que pécheur d’une manière active à Dieu et à son agir salvateur”.

Avec la signature de la déclaration par la Communion mondiale d’Eglises réformées, ce sont désormais 230 communautés chrétiennes de 108 pays, et représentant 80 millions de fidèles, qui vont s’associer à ce dialogue œcuménique. (cath.ch/imedia/xln/rz)


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