Colombie: Le CICR impliqué dans le processus de paix
Complément à l’enquête sur la Colombie publiée en page 2
Chef adjoint de la délégation du CICR en Colombie, Rolin Wavre a participé en compagnie du chef de cette même délégation, Roland Gassmann, aux négociations tenues près de Medellin les 11 et 12 octobre.
Comme nombre d’observateurs, Rolin Wavre en est lui aussi convaincu, que le processus engagé pour la paix en Colombie sera très long. «Cela prendra beaucoup de temps, Le plan chiffré prévoit d’ailleurs un an de discussions». Quel rôle le CICR a-t-il joué les 11 et 12 octobre? «Faciliter la rencontre, plus que participer aux discussions. Pierre Gassmann a été présent pendant une partie des pourparlers». Le rôle du CICR, précise-t-il, a surtout été de fournir la logistique, de rendre cette rencontre physiquement possible.
A propos de l’attaque meurtrière de dimanche à Mitu, le Neuchâtelois Rolin Wavre estime qu’elle met en danger la date butoir du 7 novembre pour la démilitarisation des 42’000 km2 dans le Département du Caqueta, et plus encore le début des pourparlers entre le gouvernement et les FARC. «De par son ampleur, le processus pourrait être retardé et même remis en question avec ce groupement de guérilla». Selon lui, cela ne tient pas uniquement à ce facteur là. Le plus préoccupant, dit-il, est le manque de préparation au processus lui-même de démilitarisation. «Personne ne sait vraiment ce que les parties veulent, autant le gouvernement que les FARC, alors que cette démilitarisation est déjà en cours. Joint par téléphone à Bogota, notre interlocuteur pense cependant que tout reste encore techniquement possible pour le 7 novembre. (apic/pr)



