Rome: Benoît XVI salue le président de la République italien en fin de mandat
Concert en présence de Mario Monti et du gotha politique italien
Rome, 5 février 2011 (Apic) Benoît XVI a salué avec émotion le président de la République italien, Giorgio Napolitano, alors que le septennat de ce dernier se conclura au printemps prochain. Le pape lui a rendu hommage au terme du concert donné dans la soirée du 4 février 2013 dans la salle Paul VI au Vatican, pour le 84e anniversaire des Accords du Latran, signés en 1929.
Avant la prise de parole du pape, le président italien avait évoqué «le chemin parcouru vers une saine et confiante collaboration» entre l’Italie et le Saint-Siège, dans le respect de la séparation «entre la sphère religieuse et civile». «Le dialogue que nous avons entretenu sur l’Italie, l’Europe, sur la paix et sur la politique m’a beaucoup enrichi», a encore affirmé Giorgio Napolitano, qui a souligné que les Italiens continuerait à être attentifs aux messages du souverain pontife.
La foule des grands jours se presse au Vatican
Après l’adresse du chef d’Etat italien, le pape l’a remercié pour ses «mots intenses» et rappelé leurs 7 ans de rencontres, faits d’échanges, d’expériences et de réflexions. En fin mélomane, il a ensuite commenté les œuvres à peine exécutées.
Offert par l’Ambassade d’Italie auprès du Saint-Siège, ce concert était ainsi le dernier partagé par Benoît XVI et Giorgio Napolitano. La foule des grands jours au Vatican était présente pour assister à l’exécution de l’orchestre du «Mai musical florentin», dirigé par Zubin Metha. Au programme: l’ouverture de «La Force du Destin», de Giuseppe Verdi (1813-1901), dont on fête cette année le bicentenaire de la naissance, ainsi que la Symphonie n°3 de Ludwig Van Beethoven (1770-1827), initialement dédicacée à Napoléon Bonaparte, et intitulée «L’Héroïque».
Les élections italiennes approchent
Alors que les élections italiennes approchent, les 24 et 25 février prochains, le président du Conseil des ministres démissionnaire et candidat à sa propre succession, Mario Monti, était présent, de même que plusieurs de ses ministres et les présidents des 2 chambres du Parlement italien, ainsi que le leader du centre-gauche, Pierluigi Bersani, favori du prochain scrutin. En tant que maire de Florence, Matteo Renzi, adversaire de ce dernier pendant les primaires du Parti démocrate, était lui aussi dans le public et a notamment salué Benoît XVI.
Peu avant le concert, comme c’est l’usage, Benoît XVI a reçu le président italien Giorgio Napolitano dans une salle adjacente à la salle Paul VI, pendant une vingtaine de minutes. Au cours d’une rencontre «particulièrement intense», a rapporté peu après le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le pape a manifesté son intérêt pour les rendez-vous importants qui attendent prochainement le peuple italien.
Alors que le président de la République italien s’apprête à terminer son septennat, ponctué par de nombreuses rencontres entre les 2 hommes, qui nourrissent une «grande estime réciproque», le ›porte-parole’ du Vatican a également précisé qu’ils avaient évoqué les principaux thèmes de la situation internationale, notamment «les préoccupations pour la paix dans les régions du monde les plus éprouvées, comme le Moyen-Orient et l’Afrique». (apic/imedia/mm/be)



