Avec des réserves cependant

Conférence de Kyoto sur les changements climatiques: la délégation du COE satisfaite

Genève,16 décembre 1997 (APIC) Malgré certaines réserves, le chef de la délégation du Conseil oecuménique des Eglises (COE) auprès de la Conférence sur les changements climatiques de Kyoto, David Hallman, s’est félicité de l’accord signé le 11 décembre sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

David Hallman, coordinateur du Programme du COE sur les changements climatiques, a estimé à son retour à Genève qu’»au moins les objectifs de réduction des émissions imposées aux pays industrialisés, comme les Etats-Unis, le Canada et le Japon, sont plus stricts que les propositions faites à l’origine».

L’objectif de la Conférence de Kyoto était d’élaborer un protocole international de réduction de gaz à effet de serre, tels que le dioxyde de carbone, qui sont une des causes principales du réchauffement de la planète. Le dioxyde de carbone est produit à partir de la combustion du pétrole et d’autres énergies fossiles.

Selon le protocole de Kyoto, qui a été adopté le 11 décembre par les ministres de l’Environnement de quelque 160 pays au terme d’une session marathon, 38 pays industrialisés s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’un peu plus de 5 % par rapport aux niveaux de 1990, réduction qui devra s’opérer entre les années 2008 et 2012. Tous se sont engagés à effectuer des réductions plus importantes après cela.

«Il serait nécessaire que des Eglises et autres organisations non gouvernementales exercent une surveillance stricte et permanente au niveau national et international afin de garantir que ces lacunes ne réduisent pas à néant l’intention du traité au moment il entrera dans la phase d’application ces deux prochaines années.

Le COE, qui a fait campagne pour que les pays industrialisés réduisent les émissions de gaz à effet de serre, estime que la question des changements climatiques entraîne «des préoccupations profondément éthiques et spirituelles concernant l’exploitation par les riches et les puissants des pauvres et du monde naturel».

Avant la Conférence de Kyoto, le COE avait lancéé une campagne de pétitions dans le cadre de laquelle les Eglises de 23 pays industrialisés – en Europe, en Amérique du Nord, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon – ont réuni des milliers de signatures pour appeler leurs gouvernements à conclure un traité fort permettant des réductions substantielles des émissions de gaz a` effet de serre. (apic/eni/pr)

30 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!