accord mondial sur la communion complète entre anglicans et luthériens
Conférence de Lambeth: Le secrétaire général de la FLM pour un
Vers une nouvelle convocation de la Commission luthéro-anglicane
Cantorbéry, 29 juillet 1998 (APIC) Le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale (FLM), Ishmael Noko, s’est exprimé en faveur d’un accord mondial sur la communion complète entre les Eglises anglicanes et luthériennes. Cette proposition a été faite dans le message adressé par Ishmael Noko à la Conférence de Lambeth, qui se tient actuellement à Cantorbéry, en Angleterre.
Dans son message, le secrétaire général de la FLM rappelle que la communion complète existe déjà «sur le plan des ministères et des sacrements» entre les Eglises anglicanes de Grande-Bretagne et d’Irlande et les Eglises luthériennes des pays nordiques et baltiques depuis l’Accord de Porvoo, signé en 1996. Il a exprimé l’espoir que de tels accords sur la communion pourront devenir bientôt une réalité en Amérique du Nord et aussi en Afrique.
«La prochaine étape semble naturellement être un Conférence de Lambeth: Le secrétaire général de la FLM pour un. Une nouvelle convocation de la Commission internationale luthéro-anglicane – dont la dernière réunion a eu lieu en 1995 – serait nécessaire pour examiner les possibilités de poursuivre une telle démarche».
Pour la première fois depuis la signature de l’Accord de Porvoo, trois évêques d’Eglises luthériennes nordiques participent à la Conférence de Lambeth. Un des point à examiner avant l’accord sur la communion complète sera la question de l’épiscopat historique – selon lequel l’autorité au sein de l’Eglise est transmise par des évêques, eux-mêmes ordonnés par imposition des mains par d’autres évêques, suivant la succession épiscopale qui remonte aux apôtres. Les Eglises anglicanes croient traditionnellement que l’épiscopat historique est un élément fondamental de l’Eglise qui devrait être respecté dans tout projet d’union avec d’autres Eglises. Or certaines Eglises luthériennes ne sont pas d’accord avec ce principe.
Pour le secrétaire général de la FLM, le processus de Porvoo pourrait montrer la voie: «L’épiscopat historique dans la succession apostolique n’est pas considéré comme une condition préalable nécessaire pour que la communion devienne un fait, mais il est adopté, de façon oecuménique et libre, en signe d’unité de l’Eglise».
Pour une réforme du «poste» d’archevêque de Cantorbéry
Par ailleurs, un ecclésiastique anglais, Donald Reeves, ancien recteur de l’église St. James de Picadilly, à Londres, a demandé que le poste d’archevêque de Cantorbéry soit radicalement transformé et devienne «patriarche de la Communion anglicane». Selon lui, ce changement apportera à la Communion anglicane, une des traditions chrétiennes les plus influentes au monde, le symbolisme de l’ancienne Eglise et renforcera l’influence internationale de l’archevêque de Cantorbéry.
Le terme «patriarche» est encore utilisé par l’Eglise orthodoxe. L’adoption de ce terme par la Communion anglicane devrait aussi indirectement exercer une pression sur l’Eglise catholique romaine – dont la conception d’une autorité papale supérieure à celle des autres patriarches est l’un des grands obstacles à l’unité entre les Eglises épiscopales. La Communion anglicane rassemble les 37 provinces anglicanes dans le monde, du Canada à l’Afrique australe.
Parmi les réformes proposées, Donald Reeves pose la question de savoir si l’archevêque de Cantorbéry doit être un Anglais. «Il faudra trouver les moyens de libérer l’archevêque de Cantorbéry, qu’il soit anglais ou non, afin qu’il devienne le patriarche de la Communion anglicane, si l’on veut que celle-ci soit prise au sérieux… A moins qu’un futur archevêque de Cantorbéry ne reconnaisse que l’essentiel de son ministère est de servir en priorité la communauté mondiale, les jours de la Communion anglicane sont comptés». (apic/eni/pr)




