Manque de prêtres croissant

Conférence des doyens du diocèse de Bâle (210194)

Lucerne, 21janvier(APIC) La Conférence des doyens du diocèse de Bâle réunie les 18 et 19 janvier à Kerns dans le canton d’Obwald s’est penchée sur

la situation du personnel dans le diocèse. Guidée méthodiquement par l’instrument de travail pour la pastorale diocésaine, la Conférence a accordé

son attention à la réalité actuelle et à ses fondements.

La première étape a été une approche de la situation du personnel

d’Eglise. De quel personnel l’Eglise a-t-elle besoin aujourd’hui et comment

y fait-elle face? Le phénomème est plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord.

Dans les étapes suivantes on a rassemblé les faits et esquissé la situation dans la partie alémanique du diocèse. Dans vingt ans, seulement 90

prêtres environ seront encore actifs, soit un tiers du nombre actuel. Ce

qui signifie que la majortié des paroisses seront sans prêtre résident. En

quatre ans seulement la partie alémanique du diocèse comptera environ 80

prêtres de moins. Pour compenser ce déficit on estime qu’en 1998, 120 diacres et théologiens laïcs auront pris en charge la direction de paroisses.

Dans la partie francophone du diocèse la situation est quelque peu différente, comme l’a relevé Claude Schaller vicaire épiscopal. Par l’engagement plus ancien d’équipes pastorales on a eu la possibilité de faire face

au manque de personnel par des restructurations.

La situation des missions linguistiques dépend elle du développement des

populations étrangères d’une part et d’autre part de la politique des diocèses des pays d’origine.

L’abbé Schaller a en outre présenté une étude sur le budget-temps des

prêtres qui montre comment les prêtres de moins en moins nombreux sont toujours plus chargés. Quant à l’abbé Max Hofer il a jeté un regard sur la situation dans les autres diocèses de langue allemande pour constater que le

manque de vocations sacerdotales est le même, et qu’on commence à s’en occuper au plan interdiocésain.

La dernière étape a consisté à voir le phénomèmne dans son contexte économique, politique, culturel et social. Dans quelle mesure les faits de société influencent-ils l’évolution de l’Eglise et de son personnel, s’est

interrogé Hansjörg Vogel à partir de la sociologie des religions.

La prochaine étape pour les doyens sera la lecture de ces faits à la lumière de l’Evangile, et la définition d’un stratégie. (apic/rw/mp)

21 janvier 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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