Choisis sous la pression des ONG

Congo Brazzaville: Deux militants des droits l`homme accèdent au comité EITI

Brazzaville, 15 octobre 2007 (Apic) Le secrétaire exécutif de la Commission justice et paix de l`Eglise catholique du Congo (Brazzaville), Brice Mackosso, et un responsable de la Rencontre pour la paix et les droits de l`Homme (RPDH), Christian Mounzéo, ont été choisis par le gouvernement de leur pays, comme membres d’un nouveau comité de mise en oeuvre de l`Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI).

Ces deux militants des droits de l’homme avaient été emprisonnés pendant trois semaines en avril 2006, puis condamnés en décembre à un an de prison avec sursis dans une affaire controversée de détournement de fonds.

Membres d’une coalition internationale «Publiez ce que vous payez» (PCQVP), ils luttent pour la transparence dans la gestion des revenus pétroliers au Congo-Brazzaville. La coalition avait dénoncé plusieurs fois dans le passé, l’opacité qui caractérisait la gestion, par les dirigeants du Congo, des ressources pétrolières.

En mars, le gouvernement avait refusé une proposition de la coalition PCQVP, désignant Brice Mackosso et Christian Mounzéo comme ses représentants au sein de l’EITI. Ce refus avait déclenché une nouvelle polémique entre l’état congolais et les organisations de défenses droits de l’homme.

A l’annonce, de leur acception par le gouvernement, Jean-Gabriel Mavanga-Bakala, responsable de l`Observatoire congolais des droits de l`Homme (OCDH), a déclaré avoir gagné quelque «chose pour la transparence et la lutte contre la corruption au Congo». Il espère toutefois que les deux militants n`auront pas «les mains liées» en raison de leur nomination «par un décret présidentiel». (apic/ibc/pr)

15 octobre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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